Ariel Sharon: ce qu’il voulait nous dire avant de partir

« Et voilà, vous ne m’attendiez plus… et finalement, je suis de retour… Pas pour longtemps, si ça peut rassurer Bibi qui n’a donc pas à craindre pour sa place. On dit que la mort libère, je vous le confirme. Ça fait huit ans que je peux pas l’ouvrir, maintenant je vais me lâcher! Ca sera pas forcément long, vous me connaissez, les longs discours, c’est pas mon truc, je suis plus dans la formule choc que dans la démonstration… tout ce que j’espere, c’est de ne pas finir en enfer, ça serait con de finir coloc avec Arafat… deja que j’ai tout fait pour l’éviter de mon vivant. Je dis pas que je le mérite pas, non. Déjà je ne suis pas croyant, mais il parait qu’on aurait deux ou trois choses à me reprocher… pas faux… mais je me suis toujours vu comme celui qui allait se salir les mains pour pas que les autres aient à le faire. Si c’est pas de l’altruisme ça.

En ce sens, j’ai toujours suivi ce vieux conseil de la mère Golda: « je préfère vos reproches à vos condoléances« …en fait, je crois même que c’est sur cette phrase que je pourrais résumer ma vie.

En parlant de reproches, moi aussi j’en ai… Ah la vache, en huit ans, pas un pour rattraper l’autre.
Entre Olmert et Bibi, on ne vous a pas fait de cadeaux. Je dis sans doute ça car j’aurais bien aimé continuer à être Premier Ministre, mais je me sens encore plus mal de vous avoir laisser avec les deux. C’est pas qu’ils sont foncièrement mauvais, mais côté stature, ils n’arrivent pas à ma cheville. Et puis ils ont stagné. Quand j’ai fait le retrait de Gaza, c’était pour qu’on signe un accord avec les Palestiniens… j’irais pas jusqu’à parler de paix, mais au moins un règlement de copropriété qui arrange tout le monde.

 

En parlant de ça d’ailleurs, j’ai un mea culpa à vous faire… pour Gaza. Là, j’ai merdé. Quand je vois le résultat, j’ai un peu honte. Je ne dis pas qu’il fallait forcément rester, non, trop compliqué à garder, mais on n’aurait pas du partir comme ça, en laissant tout aux mains du Hamas… En fait, vous voyez, si je dois reprendre ma comparaison immobilière, c’est comme lorsque tu quittes un appartement, tu laisses pas les lieux sales et en bordel… tu passes un bon coup pour nettoyer avant. Voilà, c’est ce que j’aurais du faire. En plus les palestiniens de Gaza seraient très content d’avoir été débarrassé du hamas et autres jihad islamiques… mais bon, tel que je les connais, je suis sur que je n’aurais pas eu le droit à un « Merci Ariel pour avoir laisser propre avant de partir »…pire, je suis sur qu’on aurait encore trouvé le moyen de me le reprocher. Si peu de reconnaissance, ça donne pas envie de revenir.

 

Pas grave, car je sens qu’on m’attend, y’a la lumière au bout du tunnel… Je commence à la connaître cette lumière, ça fait 8 ans qu’elle me nargue… Je vous laisse… profitez-en, car avec ma mort, vous aurez les reproches ET les condoléances. »

Israel Tavor

Israel Tavor

Né entre l'Europe et l'Amérique, juste au milieu de l'Asie, Israel Tavor sort diplômé de neuro-physique quantique à l'Université du MIT à Harvard. Parti soigner des enfants malades en Afrique au Vietnam, il retire de cette expérience de vie un livre,qui deviendra un best seller, La Bible. Sentant l'appel du Moyen Orient, Israel Tavor vient s'y installer, qui, grâce à sa seule présence, est connu dans le monde entier sous le nom de "Terre Sainte". En son honneur, le pays a voté à l'unanimité un changement de nom afin de s'appeler comme lui. C'est à la fois sa sagesse et son savoir qu'il a décidé de partager avec nous... Merci à toi.
Israel Tavor

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