Danse avec les cons …

Sophie Taieb

Sophie Taïeb

En ce moment se déroule à Carpentras le festival du film israélien.

 

Carpentras, ville qui a été le symbole d’un soulèvement national contre l’antisémitisme, suite à la profanation de tombes du cimetière juif en 1990. Suite à la profanation de quelques tombes, c’est la France entière qui est descendue dans la rue pour défendre « ses juifs ».
 
 
O tempora, o mores, nous voici en 2014, après un été agité, empli de manifestations pro hamas, avec des scènes d’assauts de synagogues, de vandalisation de commerces juifs, de cris de haine et de bêtise… bienvenue en France.
 
 
Le saviez-vous ? Le Vaucluse est un nid de militants pro hamas qui expriment leur soutien aux civils palestiniens en saccageant les rayons cachers des supermarchés, et en menant des opérations « coup de poing » dès que quoi que ce soit de « juif » se produit dans leur beau département. Eu au téléphone la semaine dernière, le responsable sécurité d’un hypermarché situé à Arles exprimait sa consternation en apprenant que ces che guevara de supermarchés s’apprêtaient à aller attaquer ses rayons. 
 
 
Et hier, il y a eu le festival du film israélien. Invité sur place avec le consul d’Israël  le réalisateur du film « Dancing in Jaffa », Hila Medalia, vient présenter son film projeté ce soir là. Rappelons-le, ce film traite de paix, et suit des groupes d’enfants juifs et arabes qui s’apprivoisent par la danse. Ce film a été chaleureusement accueilli par la critique, et véhicule un message d’espoir et de paix.


 
Avant d’accéder au cinéma, de nombreux contrôles de sécurité sont présents, faisant monter la tension d’un cran. 
 
 
La projection doit commencer quand surgissent des dizaines d’individus. Ceux-ci ont déjoué la sécurité, se trouvaient dans les autres salles, dans les toilettes, et ont investi la salle en criant « Israël, assassin’, « Carpentras ne sera pas juive », et autres messages de haine.
D’autres manifestants attendaient dehors, en criant le même genre de messages.
 
 
La police a du intervenir pour déloger ces individus. Le réalisateur raconte lui même les faits : « Juste avant que le film ne commence, 100 militants pro palestiniens se sont introduits dans la salle avec des t shirts noirs appelant au boycott d’Israël, et jetant des boules puantes dans la salle. Un gazaoui est venu me secourir, en me demandant de rester pour que nous puissions voir le film et en discuter après. C’était fou. La police est venue, les a jetés de hors, puis nous avons regardé le film dans une autre salle.
 
Après le film, j’ai expliqué ce en quoi je crois. Je crois que la solution ne vient pas de la violence mais du dialogue. Au moment des questions/réponses, un type incroyable de Gaza s’est levé et a dit « Ils ne me représentent pas ! J’ai perdu 10 personnes pendant la guerre (il est de Rafah). Mais il veut faire une différence ! Et la violence n’aide pas ! » j’étais tellement ému!!
 
 
Alors voilà. Ces militants qui s’occupent en se prenant pour Jack Bauer (Bauer, c’est juif ?) en saccageant des salles de cinéma, en terrorisant des spectateurs, en faisant se déplacer des policiers… eh bien ces militants ne sont même pas adoubés par les gazaouis qu’ils prétendent représenter.
 
 
N’y tenant pas, je m’adresse à eux ce matin, pour évoquer la cohérence de leur message.

 
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Leur réponse est sans équivoque : se mêlent shoah, gaza, boycott, israël et fautes d’orthographe sans aucune distinction. 
 
 
C’est très clair : ces gangs sont certes organisés et infiltrés, mais ils ne représentent rien ni personne. Ces nouveaux fascistes cherchent juste l’occasion pour casser du juif, que ce soit au supermarché, dans la rue, à la synagogue ou au cinéma. Ces individus pourrissent la vie de tous les français.
 
 
Il est temps d’agir et de dissoudre ces organisations, qui n’ont rien de pacifiste, rien d’aidant pour les palestiniens. 

Sophie Taieb

Sophie Taieb

Le vrai plaisir des bons plans, c'est de les partager. Voyageuse invétérée à la soixantaine de pays à mon actif, curieuse de tout, je compte bien vous emmener avec moi dans mes pérégrinations. Une cabane dans le désert au milieu des kangourous ? A la quête de la méthode ultime pour baragouiner l'hébreu ? La quête du gefiltefish comestible ? Sur ce coup, on sera ensemble amis lecteurs. Installez-vous confortablement, le voyage commence ici.
Venez, je vous emmène...
Sophie Taieb

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