Sophie Taieb
SOPHIE TAÏEB
Cela n’aura échappé à personne, depuis un mois, la vie est devenue un peu plus morne à Tel Aviv.
Restaurants vidés, plages calmes… il règne une ambiance “le jour d’après”, et c’est bien glauque.
Néanmoins, les israéliens n’oublient jamais deux choses vitales, même en temps de guerre : rire, et draguer. Et qui dit conflit dit nouvelles techniques… testées et approuvées !

1. Viens chez moi, j’habite dans mon miklat
Aaaah, le miklat. Aux premières azakot matinales, chacun a pu enfin faire connaissance avec ses voisins, avec plus ou moins de vêtements.
Puisque le Hamas a prévu de nous bombarder ce matin, voici quelques règles à ne pas oublier :
  1. Avoir un kit miklat. Dans votre sac près de la porte, de l’eau, un jeu de cartes, des chewing gums. Parce que quitte à faire connaissance avec Oren le charmant voisin du 3ème, autant sentir bon, avoir de quoi briser la glace, et ne pas être déshydratée.
  2. Rester zen : au miklat, la voisine cinglée qui hurle à la mort qu’on va tous mourir perd des points de sexyness aussi vite que vous gagnez des points de “fille qui reste cool en toute occasion”.
  3. Dormir (un peu) habillée : fini la première azaka matinale où l’on descend roulée comme un nem dans un drap. Si le conflit dure, vous pouvez investir dans une nuisette ou une chemise d’homme xxl, et un vrai démaquillant. Parce que non, les yeux de panda, ça le fait pas.
  4. Renseignez-vous sur les soirées miklat (une s’est organisée récemment avec un avertissement aux participants sur le basculement en mode “no limit” à partir de 3 heures du mat. Irracontable).

 

2. Le volontariat

Ils sont beaux, ce sont nos héros, ils portent un uniforme… les hayalim sont quand même les mecs au plus fort pouvoir d’attraction en ce moment. Allez les voir à l’hôpital, comme ça vous rencontrerez directement leur maman. Allez les voir dans les bases, comme ça vous rencontrerez directement leurs copains. Et vous savez quoi, même si vous n’êtes pas célibataire, allez les voir, c’est important.

3. A la guerre comme à la guerre
Nous vivons dans la ville où “demain n’existe pas”. Et alors en temps de guerre, demain devient “tout à l’heure”. Tout va plus vite, les habitants de Tel Aviv l’ont bien compris. Les club sont pleins ! Dans ces miklatim géants, les djs s’amusent avec le nouveau titre “azaka”, les hayalim en permission viennent se lâcher, les touristes sont aux anges… un pour tous, tous en boîte !
Le saviez-vous ? chaque guerre est suivie 9 mois plus tard d’un baby boom… facile à comprendre quand on ressent l’électricité dans l’air qui règne actuellement alors… comme disent si bien les israéliens, “don’t be shy” et “enjoy” ! 

 

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