Ce que tu dois savoir avant d’aller à Tel Aviv

Ayé, tu y es.  Ok t’as plus vingt ans. Tu en as même le double. Mais tu t’en fous, Tel-Aviv, la ville qui ne dort jamais est à toi. Justement, à toi les plages de sable fin, les before, les nuits à danser en boîte, les after.  Tel-Aviv c’est la cité de la fête, le temple de la jeunesse insolente et libérée qui nargue tout le Moyen-Orient, le lieu de tous les excès. Mais attention, même le bordel a ses propres codes.

 

IL EST DECONSEILLE DE FAIRE

 

  • ·         Chercher un restaurant casher : trouver à Tel-Aviv un restaurant avec Teouda  c’est un peu comme essayer de manger strictement cacher à Damas, les bombes en moins évidemment. Les rares restaurants cashers qui avaient réussi à percer le marché du Halouf ont fermé. Aujourd’hui, en dehors de quelques adresses (de grosses chaînes), il vaut mieux ne pas être très regardant sur les interdits alimentaires. Oui tu peux, à l’occasion, pester  contre le fait que « c’est quand même un scandale si peu de restaurants cachers en Israël », ça fera gagner du temps à tes interlocuteurs qui verront tout de suite que tu es français.

 

  • ·         Se laisser aller : Tel-Aviv, ce n’est pas la mer morte, impossible de te cacher sous une pellicule de boue. Parlons peu, parlons bien, dans la cité de la colline du Printemps, le cul se porte petit, comme tout le reste d’ailleurs. Poignées d’amour, culottes de cheval et autre bourrelets sont aussi tolérés que des crevettes au Shouk de Jérusalem.  Pour celles et ceux qui n’auraient pas compris le message, des appareils de musculation ponctuent  la Tayelet d’Hayarkon. Aussi récurrent et incitatif qu’un spot de pub pour « mangerbouger.fr »

 

  • ·         Tenir des propos homophobes : En quelques années, Tel Aviv est devenu the place to be pour la communauté gay.  Si tu penses, comme il écrit dans les textes sacrés, que l’amour entre deux être du même sexe est une abomination, évite de le hurler au mégaphone dans les rues de la ville pendant la gaypride. Si tu décides de t’engager sur ce chemin, t’étonnes pas qu’il t’arrive des bricoles. Pendant ton séjour à l’hôpital où tu auras écopé de 26 jours d’ITT (26 c’est un bon chiffre), tu auras tout le loisir de relire le livre de Samuel où tu le constateras l’amitié entre David et Jonathan, ce n’était pas toujours très  viril.

 

 

IL EST CONSEILLE DE FAIRE

 

  • ·         Courir  sur la Tayelet : La Tayelet, ce long bord de mer qui va du Port de Tel-Aviv à celui de Yaffo est fait pour toi. D’ailleurs si tu tends l’oreille tu l’entendras t’appeler. Chaque marquage au sol te fait un appel du pied « Allez viens… ». Il suffit de regarder les corps d’athlètes de ceux  qui l’arpentent 3 fois par jour pour noter  que tu as tout à y gagner. Pour les moins courageux au début, possibilité de la faire à vélo. Comme à Lyon, Montréal ou encore Paris, les vélos en libre service connaissent un vrai succès à Tel-Aviv. Ouvert en 2011, Tel-O-Fun compte 80 stations et un parc de 750 vélos.

 

  • ·         Péleriner au Klara : A force de voir les jeunes touristes y danser toute la nuit (Oui de ta chambre, au David Intercontinental, on a une très belle vue) ,ça  devait arriver. Tu vas bien finir par aller faire un tour. Bon, sur place rien d’exceptionnel mais ce sera l’occasion de boire à la santé de ta jeunesse et de ta ligne définitivement perdues. Le lendemain, fracassé par la carence de sommeil, tu te lèveras à 13h, ratant ainsi le sacro-saint petit-déjeuner. C’est là, installé devant un café au bar de l’hôtel, que tu auras la révélation : Tu comprendras pourquoi les gens de ta génération vont se recueillir plus souvent sur les tombeaux des patriarches que dans les boîtes de nuit.

 

  • ·         Se sentir comme chez soi à Neve Tzedek : être comme un poisson dans l’eau dans  le plus ancien quartier juif de Tel-Aviv est un gage de « hispstitude ».  A l’image des boutiques, tu seras considéré comme une personne arty et chic. On ne tarit pas d’éloge sur le coin. On parle d’y acheter un appartement (Un studio au prix d’un penthouse à Ashdod). On snobe le reste de la ville. Ca tombe bien à Paris, dépassée la porte Maillot, on est paumé. Alors, on s’entraine. On se tape tous les bars de la rue Shalom Shabazi, la plus longue du quartier. Dans son portefeuille, on laisse en évidence un post-it avec son nom, son prénom, son adresse et son groupe sanguin. Arrivé à l’hôpital Hirilov pour coma éthylique, ces renseignements seront précieux à l’équipe qui te prendra en charge. 
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