En Israel, le printemps c’est maintenant !

TOU BE CHVAT IGUIYA, HAG HAILANOT…

Tou Be Chvat est arrivée, revenue la fête des arbres, et la renaissance et le refleurissement du peuple d’Israël sur sa terre, l’histoire est en marche… et en même temps qu’on plante des arbres avec le KKL, on se reconnecte à la source de toutes choses et on sent le flux de la vie qui passe, on mange des sept fruits d’Israël en buvant du vin de toutes les couleurs des vignes du Carmel et puis on se regarde, bouleversés, et là on comprend soudain qu’aujourd’hui les fruits, c’est nous. La question qui nous vient alors aux lèvres, avec un gout de miel, c’est : saurons-nous donner des fleurs et quel sera leur parfum… ?

 

Voici trois visions d’Israël et de son retour sur sa terre, de trois horizons différents (les laïcs sionistes, les prophéties bibliques et les religieux kookistes), mais qui, finalement montrent que l’unité du peuple est possible au-delà des contradictions dans l’amour commun de la terre et l’espoir du renouveau:

 

Le Président Sprinzak clôtura la séance de la première Knesset de l’état d’Israël inaugurée à Tou Bishvat, le 15 février 1949 à Jérusalem, en ces termes :

Et maintenant est arrivée l’heure de clore la première séance de l’Assemblée

Préparatoire d’Israël. Elus d’Israël, délégués du Premier Congrès, c’est par un long

chemin que nous sommes arrivés jusqu’ici, à travers des générations, des pays, des

exils et des épreuves terribles…

…Depuis Bâle nous avons avancé… / …et nous sommes arrivés aujourd’hui, jour

du Nouvel An des Arbres, à Jérusalem, notre ville sainte, but ardemment désiré.

En ce jour nos enfants ont planté de nouveaux arbres, arbres de la science et

arbres de la vie, pour l’avenir de la nation. Nous aussi, élus d’Israël, avons célébré

une plantation nouvelle.

Nous acquittant de la tâche que nous ont léguée les générations passées, et

en faveur des générations futures,nous avons planté aujourd’hui un bel arbre : celui

de l’indépendance d’Israël.

Il incombe à l’Assemblée Préparatoire de prendre soin de cet arbre et de

veiller à sa croissance afin qu’il porte des fruits et qu’à son ombre le peuple puisse

s’asseoir en paix !

En levant la première séance de l’Assemblée Préparatoire, nous adressons

notre salut à tous les dispersés de la nation : 

Ecoute Israël !

Le peuple d’Israël est vivant !

Il réalise l’espérance vieille de 2 000 ans !

 

Le prophète Amos (chap. 9)

Je vais changer la destinée

de mon peuple d’Israël :

Ils bâtiront les villes dévastées

pour y habiter.

Ils planteront des vignes

pour en boire le vin.

Ils cultiveront des jardins

pour en manger des fruits.

Je les planterai sur leur terre,

ils ne seront plus arrachés de leur terre,

de cette terre que je leur donne.

 

La Terre d’Israël (Rav Kook, Eretz Cheifetz – traduit de l’anglais par Hanna Serero)

La terre d’Israël n’est pas une entité externe. 

Ce n’est pas simplement une acquisition externe pour le peuple juif.

Ce n’est pas seulement un moyen d’unir le peuple.

Ce n’est pas seulement un moyen de renforcer notre existence physique.

Il n’est même pas seulement un moyen de renforcer notre existence spirituelle.

 

Au contraire, la terre d’Israël a une signification intrinsèque.

elle est reliée au peuple juif avec le noeud de la vie.

Son être même est imprégné de qualités extraordinaires.

 

Les qualités extraordinaires de la terre d’Israël et les qualités extraordinaires du peuple juif sont les deux moitiés d’un tout. 

 

 

 

 

 

 

        

 

Allie.Yah

Allie.Yah

J'ai décidé il y a déjà dix ans de revenir en Israël, revenir à moi-même, revenir à l'origine. Régulièrement, quelque chose se lève et tente de me barrer la route... des problèmes matériels, des crises spirituelles, des gens débiles, des cerveaux abscons... peut importe, je m'en fous, cette terre est à moi, et je ne laisserai rien entamer mon intuition. L'intuition, peut être féminine, peut être prophétique, que je suis là pour faire ce qui m'emplit et me pousse à me lever chaque matin: mon alya.
Dans le plus pur style hégélien du terme, kookiste: hitalout, dialectique, aufhebung: c'est à dire annuler quelque chose en soi afin de monter, de s'élever, de se dépasser, d'aller au delà de cette destruction... comme un renouvellement permanent et positif de soi-même, ici et maintenant... même si, comme dit mon fils, "maman, c'est pas gagné!"
Allie.Yah

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