Le bon plan du mois d’août : les Perséides dans le désert

Oriane

ORIANE

Vous êtes rêveur ? Amoureux de la nature ? Fan d’astronomie ? Vous aimez le désert ? Alors cette nuit courrez vite faire un tour en plein cœur du désert à Mitspe Ramon, ou dans les petits villages alentours. Mieux encore, prenez votre tente, votre sac de couchage, vos amis et plantez-vous au beau milieu de nulle part, puis levez la tête au ciel…

Cette nuit-là, les Perséides voleront au-dessus de nos têtes. Mais les Perséides, kezaco ?

C’est une pluie d’étoiles filantes qui inonde le ciel. On appelle ces météores les Perséides car les trainées des étoiles filantes proviennent de la constellation de Persée.

Ce phénomène est à couper le souffle, et il est encore plus impressionnant lorsqu’on l’observe depuis le désert, car les lumières de la ville ne viennent pas perturber l’observation des étoiles.  On peut y voir la voie lactée, des milliards d’étoiles petites et grandes, et dans tous les sens, des étoiles filantes qui fusent et donnent vie à ce ciel noir. C’est à la fois d’une beauté les plus totales, mais c’est aussi un brin effrayant. Parce qu’en observant les étoiles dans le désert sombre, on se sent vraiment, vraiment, vraiment très petit. Le ciel apparaît être d’une telle profondeur que l’on se retrouve totalement dépassé par le gigantisme de la nature de ce monde. En fait, cette petite retraite dans le désert permet de souffler de la folie Tel Avivi, de déconnecter de futilités de notre quotidien, mais cela permet aussi de se remettre en question pour réaliser que nous ne sommes que poussière dans ce bas monde…

 

Maintenant si tu décides de partir avec tes amis, tiens-toi prêt ! Tu seras accompagné par certains spécimens à côté desquels tu ne pourras pas passer… Mais chacun t’amènera bonne humeur, rires, et parfois un peu d’agacement.

Il y aura celui pour qui observer les étoiles est une réelle passion. Lui, c’est l’apprenti astronome: « C’est incroyable que des débris de comète de la taille d’un petit pois nous donnent à voir une pluie d’étoiles filantes dans l’atmosphère terrestre, non ? » Oui oui, voilà c’est ça. Mais ce passionné qui vit déjà sur sa propre planète ne s’arrêtera pas là. Il pointera son doigt vers le ciel et te dira « tu vois cette constellation là-bas ? Mais si, là, regarde ! C’est Hercule. C’est ma préférée… » Evidemment tu ne la verras pas, mais pour ne pas le blesser, il sera nécessaire d’acquiescer. Puis il te posera des questions étranges comme : « je suis sûr qu’il existe une autre forme de vie dans la galaxie. Et toi t’en penses quoi ? ».

Dans ton groupe, tu auras aussi celui que j’appelle le créatif. C’est celui ou celle qui a un peu trop regardé le Roi Lion et qui verra dans le ciel le visage du papa de Simba lui faisant une leçon de vie. Cette personne c’est généralement celle qui s’amuse à imaginer des formes avec les étoiles. « Et là tu vois, c’est une grenouille qui saute au-dessus de la tour Eiffel ! ». C’est cela oui.

Ensuite, il y aura l’hystérique. Il en faut toujours un. Lui, c’est celui qui criera « WAOUUUUW » à chaque fois qu’il verra passer une étoile filante. Celui-ci, assomme-le vite. Parce que le principe des Perséides en cette nuit du 12 août, c’est qu’elles fusent toutes les minutes au moins. Et des cris hystériques toutes les secondes, c’est franchement agaçant.

Un autre spécimen très typique de ce genre de trip-nature, c’est celui que j’appelle l’artiste torturé. C’est celui ou celle qui s’isolera pour penser à son bien aimé(e), faire le bilan sur sa vie, songer à son passé, écrire un poème, se recueillir. Tu pourras observer une larme couler le long de sa joue éclairée par le clair de lune… Cet ami, c’est le romantique du groupe, alors un conseil, laisse le tranquille. D’abord parce qu’il en a besoin, et puis il risque de te contaminer et t’emporter avec lui dans sa nostalgie et sa mélancolie.

Enfin, tu auras forcément le naturo-phobe en ta compagnie. C’est cet ami qui ne lèvera pas la tête au ciel, car il ne lâchera pas son téléphone. Lui, il faut vraiment l’assommer, parce que la lumière de son smartphone t’empêchera de voir les étoiles. Il va également essayer de faire quelque chose de très idiot : prendre en photo le ciel avec le flash. En fait cet ami, c’est typiquement celui qui va updater ces amis sur Facebook du bon déroulement de la soirée au lieu de profiter du merveilleux spectacle offert par la nature.

Quoi qu’il en soit, les Perséides valent le détour, et elles ne seront que plus belles si vous partez les observer en belle compagnie dans le désert…

Oriane

Oriane

Etudiante franco-israélienne à Sciences Po, pour moi, Israël, c’est plus qu’une destination de vacances, c’est une passion. Je suis tombée éperdument amoureuse du sud d’Israël, du Néguev, son immensité et son silence criant. J'ai étudié à Beersheva, à l’université Ben Gurion. Beersheva ? Mais qu’est-ce que je suis allée foutre là-bas… Allez comprendre, la chaleur aride et les tempêtes de sable, je préfère ça à l’humidité Tel Avivi, mais aussi le vivre-ensemble qui anime cette ville si différente des autres cités israéliennes.
Je suis musicienne et chanteuse à mes heures perdues, vous pourrez sûrement me croiser aux open mic’ de Tel Aviv, Jerusalem ou Beersheva. Vous l’aurez compris, artiste torturée, je philosophe (un peu trop) et joue des mots pour faire passer des messages, pour transmettre ce que je considère comme crucial.
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