Le Plan israélien pour l’Alyah de France remis sur le bureau de Netanyahou

Dov Maïmon

DOV MAÏMON


Notre ami Dov Maïmon travaille depuis de nombreuses années sur la question juive de la diaspora. A l’aulne des évènements en France, et des factures de résurgence de l’antisémitisme et de la dégradation de la conjoncture économique, Dov, au sein de l’organisation qu’il anime, le JPPI (Jewish Poeople Policy Institute) a préparé un plan de delocalisation de pas moins de 120 000 juifs de France. Ce plan repose sur une stratégie jusqu’à alors inédite pour Israël. Cette proposition est à l’étude sur le bureau du premier ministre dont il est un des fidèles conseillers. Pour Rootsisrael, et afin que de nombreux juifs en France puissent être au courant de l’initiative qui pourrait être concrétisée un prochain jour, Dov nous a permis de dévoiler le contenu de ce plan.

Aujourd’hui est pour toute la première fois au grand public, nous avons le plaisir de vous partager la synthèse de ce qui a été remis sur le bureau même du Premier Ministre. 


A l’occasion des fêtes de Pâque et de la célébration de la sortie d’Egypte, j’ai souhaité partager avec vous le plan qui a été présenté au premier ministre israélien pour faciliter la Alyah française.
Depuis 120 ans, et certains disent depuis 3500 ans, tous les tant et tant d’années – en tout cas tous les vingt ou trente ans depuis le début du sionisme politique – une communauté se retrouve en situation de crise et on observe alors un phénomène récurrent : – les riches, les plus diplômés et les plus ambitieux partent en Amérique ; – les plus intégrés socialement et culturellement s’assimilent, se convertissent et disparaissent pour le peuple juif ; – et seuls les plus démunis, accompagnés à l’occasion par une poignée d’idéalistes arrivent en Israël.
Ce scénario s’était déjà passé avec le retour de Babylone il y a 2500 ans et finalement ça n’a pas été un drame cosmique pour le peuple juif.
Par force de résilience, on s’en est sorti pas trop mal. Par contre, à chaque fois, les immigrants venus sans leurs élites économiques, communautaires et culturelles bavent et souffrent. Il est probable qu’on aurait pas pu faire autrement pour toutes les grandes vagues d’aliyah des cent dernières années. Aujourd’hui toutefois la situation est différente. Israel est apte à attirer les élites économiques si elle sait leur offrir un accompagnement gouvernemental VIP, un plan fiscal et des aides à la création d’emplois pour les français délocalisés. Voilà le principe de ce plan. Aliyah 2.0.
Pour ne rien vous cacher, je dois vous dire que des parties du projet sont déjà en train de se mettre en place. Avec et parfois sans le gouvernement israélien. Là encore ce n’est pas trop trop grave car, d’historique, le gouvernement d’Israël ou sous son accronyme officiel le « GOI » (government of Israel) initialise rarement les projets novateurs. Il attend systématiquement que des projets pilotes se mettent en place et devient partenaire dans un second temps selon la formule magique du « matching ».
Bonne lecture et bonne fête de Pessah.


I. Historique

Au cours des dernières années, il y a eu une augmentation du nombre de citoyens français, Juifs et non-Juifs, cherchant à immigrer dans d’autres pays, en réaction, dans une large mesure, au ralentissement économique et à la détérioration de la situation de la sécurité intérieure. 


En 2014 seulement, 7000 Juifs français ont immigré en Israël. C’est un nombre relativement faible par rapport au nombre de ceux qui ont exprimé leur intérêt à émigrer. Notre évaluation, basée sur des études menées par l’Union européenne et des statistiques israéliennes d’immigration, ainsi que sur une analyse en profondeur du phénomène, est que le potentiel d’Alyah de France se chiffre en centaines de milliers de personnes. La forte accélération de l’immigration qui a été constatée au cours des dernières années indiquerait l’émergence d’un phénomène paneuropéen d’envergure.

Malgré des liens étroits avec Israël et des facteurs de poussée (push factors) locaux en augmentation inquiétante, les Juifs français ont un large éventail d’options d’émigration devant eux. L’immigration en Israël est dépendante de la confiance à trouver un emploi acceptable, de l’amélioration de leurs vies juives et de la dispense d’une éducation de qualité pour leurs enfants. Si Israël était équipé pour fournir ces services, il serait possible d’assurer, pour la première fois dans l’histoire du sionisme, une grande vague d’immigration d’un pays prospère. Cette percée historique créerait la possibilité de mettre en œuvre des mécanismes qui pourraient être utilisés à l’avenir pour absorber d’autres importantes populations immigrées de l’Ouest. Cela nécessite une réponse appropriée du gouvernement au défi à relever.

Le défi diriger l’écoulement migratoire vers Israël

Plusieurs pays occidentaux (y compris le Canada, l’Australie et la Grande-Bretagne) ont identifié une opportunité cachée dans la crise économique croissante à laquelle les diplômés universitaires sont confrontés en France. Ces derniers mois, ces pays ont ouvert des bureaux de services d’immigration dans leurs ambassades à Paris. Des programmes d’immigration attrayants pour les candidats appropriés sont diffusés sur les campus et à la télévision française[1]. La Suisse, Grande-Bretagne et le Canada approchent les propriétaires d’entreprises prospères en leur offrant des incitations attrayantes pour transférer leurs activités commerciales françaises[2]. Afin de diriger le flux d’immigration vers Israël, un effort est nécessaire pour lever les obstacles bureaucratiques et lancer un plan d’action en vue d’attirer les entrepreneurs et les travailleurs qualifiés en Israël.

Compte tenu de la concurrence internationale et du fait que la réponse israélienne n’est pas pour l’instant à la hauteur des enjeux, il y a un danger que les Juifs plus intégrés socialement et culturellement fassent le choix de l’assimilation et de la « marranisation », alors que les chefs d’entreprises les plus ambitieux et les personnes les plus diplômées feront le choix d’explorer leurs talents sur d’autres continents.

Si l’Etat d’Israël ne met pas en place un plan tel que celui décrit ici, il est probable qu’à part une poignée d’idéalistes, ce seront les groupes les moins favorisés qui viendront en Israël et, démunis de leurs élites communautaires, culturelles et économiques, ils vont être confrontés à des situations difficiles.



II. Rapport sur la situation en France et évaluation du potentiel d’Alyah vers Israël

Les études publiées par l’Union européenne font apparaître un potentiel d’Alyah de centaines de milliers de Juifs qui ressentent un manque de sécurité en France et craignent pour l’avenir de leurs enfants dans ce pays[3]. Malgré le fait que de nombreux Juifs français ont exprimé leur intérêt concernant l’immigration vers Israël, Israël n’a pas encore réussi à se positionner comme destination d’immigration de choix. Seule une politique appropriée peut apporter le changement souhaité.Rapport sur la situation en France et évaluation du potentiel d’Alyah vers Israël

La communauté juive française devrait être un objectif prioritaire pour un effort intensif en vue d’encourager l’Alyah vers Israël.
Elle est importante (selon diverses estimations, de l’ordre d’environ un demi-million de Juifs, ainsi qu’un autre demi-million de personnes qui sont admissibles en vertu de la Loi du retour), et profondément liée au sionisme et à Israël.
En 2014, plus de 7000 Juifs français ont fait leur Alyah, comparativement à 3 280 en 2013 – une hausse de plus de 100 %.
L’inscription dans les programmes de jeunes comme Taglit a augmenté en 2014 de 1 580 participants, comparativement à 103 en 2013 – une hausse de 1 500 pour cent. Le programme Masa a également noté une augmentation de 600 à 1 300 participants (75% des diplômés du programme font leur Alyah).

Les uniques facteurs de poussée qui peuvent faciliter le succès dans l’encouragement à l’Alyah de cette communauté comprennent:
– (1) le danger du terrorisme musulman;
– (2) l’antisémitisme et le manque de sécurité que les Juifs ressentent;
– (3) une crise économique en France et un intérêt croissant pour l’émigration parmi les jeunes populations en général;
– (4) les défaillances en matière de gouvernance et la montée des populistes et des partis d’extrême droite.

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III. Deux publics cibles qui requièrent des stratégies d’intervention différentes

  • Les Juifs actifs dans la communauté juive et qui ressentent un lien étroit avec Israël (membres des premier et deuxième cercles dans le schéma ci-dessous) comprennent environ 200 000 personnes. Ces Juifs nécessitent une stratégie d’action permettant de transformer leur aspiration pour Israël dans une stratégie opérationnelle à travers:
    – (1) l’accompagnement, l’assistance et l’assouplissement des procédures bureaucratiques impliqués dans l’Alyah – y compris fournir des informations exactes et à jour, des services de placement professionnel, la reconnaissance des diplômes universitaires (voir l’annexe 1), l’organisation d’un service approprié dans l’armée israélienne, l’aide à trouver un logement et une éducation appropriée; (2) des programmes d’apprentissage et de maîtrise de l’hébreu.
  • Les membres de la communauté au sens large (le troisième cercle), qui sont environ 300 000, et ceux qui sont admissibles en vertu de la Loi du Retour (le quatrième cercle), qui sont au nombre d’environ 600 000. Pour eux, Israël doit devenir une option attrayante pour les jeunes qui cherchent à émigrer. Les moyens proposés pour ce faire sont les suivants: (1) rendre Israël et la culture israélienne accessibles aux Juifs français alors qu’ils sont encore en France; (2) fournir une variété de visites éducatives et d’expériences transformatrices, telles que des visites de création de réseaux professionnels et des voyages pilotes en Israël; (3) des programmes d’intégration spécialement conçus pour les différents professionnels, par exemple les médecins, les infirmières, les ingénieurs, etc.

Au-delà de l’engagement éthique d’Israël à aider les communautés juives en crise, l’investissement dans l’immigration en provenance des pays occidentaux représente un avantage économique et stratégique important, compte tenu de la contribution significative à la résilience nationale d’Israël.[4] La situation actuelle en France ouvre une fenêtre d’opportunité historique – aux immigrants potentiels et à l’État de Israël.[5]

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IV. Recommandations du JPPO pour les décideurs.

 

Recommandation 1 – Établir une équipe de supervision administrative au sein du bureau du Premier ministre (minhelet)
Le gouvernement mettra en place une équipe administrative directement sous les auspices du Premier ministre. Il favorisera l’Alyah de l’Europe occidentale en général et plus particulièrement de France. Dans le cadre de son mandat, l’équipe administrative coordonnera les efforts des divers organismes nationaux et gouvernementaux impliqués dans l’immigration, et supervisera les efforts en matière d’immigration et d’absorption. En outre, l’organe administratif servira de support opérationnel et de coordination pour toutes les questions et les organisations impliquées dans l’immigration, tout en redéfinissant et en améliorant l’immigration et le spectre d’absorption à travers un système de gestion informatisé. 

Recommandation 2 – Établir une commission gouvernementale pour alléger les obstacles
Le gouvernement nommera une commission gouvernementale dont le but est de cartographier les obstacles bureaucratiques qui se dressent sur la voie des immigrants potentiels et travaillera en conséquence à leur suppression, afin d’augmenter le rythme de l’immigration de la France. La commission prendra part aux questions liées à l’éducation, des universitaires, le service militaire et la connexion à l’armée israélienne, l’emploi, l’octroi de permis de travail et la reconnaissance des diplômes professionnels, l’encouragement des affaires et des transferts d’investissement, le logement et plus encore. La Commission devrait inclure les directeurs généraux du Ministère de l’Immigration et de l’Absorption, le Ministère de Jérusalem et de la Diaspora, le Ministère des Finances et Ministère de l’Économie, ainsi que le Directeur général de l’Agence juive pour Israël. La commission sera dirigée par le directeur général du Bureau du Premier ministre. (L’annexe 1 se rapporte à la question de la reconnaissance des diplômes, un obstacle majeur.)

Recommandation 3 – Établir des pépinières d’entreprises pour aider à la relocalisation des entreprises européennes
Le gouvernement allouera des budgets directs pour établir des incubateurs à travers lesquels les immigrants européens seront en mesure de transférer leurs entreprises en Israël. Les allocations seront effectuées conformément aux instructions du Ministère de l’Économie décrites dans le document « Centres entrepreneuriaux technologiques – incubateurs industriels » (directive du Directeur général N ° 8.12.6). En outre, les usines et les entreprises d’Europe choisies pour la réinstallation en Israël seront admissibles à des incitatifs fiscaux selon les directives décrites dans la loi pour encourager l’investissement des capitaux, Section 3:  » Pistes d’incitation fiscale à une usine autorisée ».[6] Les entreprises intéressées par la délocalisation seront autorisées à acheter des services de bureaux élargis à des taux bonifiés. 10000 mètres carrés d’incubateurs absorberont les entreprises françaises pour une période d’incubation initiale. Les incubateurs fourniront des consultations aux hommes d’affaires européens intéressés par l’accroissement de leurs activités et la création d’emplois pour les nouveaux immigrants en Israël. 

Note explicative: En raison de la crainte que les populations qualifiées émigrent vers des pays concurrents, la priorité devrait être accordée (1) aux propriétaires d’entreprise et aux entrepreneurs commerciaux qui choisissent de transférer une grande partie de leurs activités en Israël, créant ainsi des milliers d’emplois pour les candidats francophones à l’Alyah ; (2) aux professionnels qui sont en demande en Israël. Beaucoup de propriétaires d’entreprises de Juifs de France envisagent d’immigrer en Israël et cherchent des moyens de délocaliser leurs activités en dehors de la France à des fins fiscales, ou en raison de conditions de travail rigoureuses, etc. Comme indiqué précédemment, de nombreux pays sont en compétition pour cette population et offrent des incitations et des options attrayantes pour transférer les activités d’affaires chez eux. Après des recherches que nous avons menées, nous estimons que, grâce à l’aide d’un plan d’incitations adapté, il est possible d’apporter à Israël 1500 de 50 000 entreprises française détenues par des Juifs dans une période de trois ans. Ces entreprises créeraient 30 000 nouveaux emplois, appropriés aux immigrants en provenance de France. La prévision attendue est que la création d’emplois va conduire 120 000 Juifs français à faire leur Alyah en Israël (y compris les membres de leur famille). En outre, il est possible d’attirer un nombre considérable d’entreprises françaises détenues par des non-Juifs qui envisageraient de transférer leurs activités en Israël pour des raisons purement économiques.

  

Recommandation 4 – Incitations fiscales et subventions salariales pour les créateurs d’emplois
Le gouvernement ouvrira un programme visant à encourager l’emploi des Olim et qui fournira une assistance et des subventions directes à l’entrepreneur. Par ailleurs, il fournira des allégements fiscaux aux entreprises et à leurs bénéfices / dividendes. Les incitations seront octroyées à condition d’employer des immigrants. Par exemple, une entreprise qui augmente le nombre d’immigrants qu’il emploie de 10 pour cent recevra une incitation sous la forme d’un rabais sur l’imposition des dividendes de l’entreprise. Un tel programme peut inciter à la création d’emplois pour les immigrants dans les zones d’entreprises prédéfinies telles que Jérusalem, la Galilée et le Néguev. En outre, il est recommandé de concentrer les efforts, pour un court laps de temps défini à l’avance, pour lancer un programme de placement en vue de faciliter l’intégration des Olim de France dans le marché de travail israélien.

 

Recommandation 5 – Allouer des terrains pour un développement immobilier accéléré
Le gouvernement agira afin d’allouer des terres en vue d’établir des quartiers et des zones commerciales pour les entreprises se relocalisant en Israël, conformément à l’offre de terres existante. Accélérer les procédures de planification permettra au développement requis de l’immobilier et des entreprises d’avoir lieu.


Recommandation
6 – « Shekels pour Euros: » Créer un fonds d’investissement pour les infrastructures physiques et socioculturelles
Le gouvernement encouragera la mise en place d’un fonds d’investissement visant à développer et à ériger l’infrastructure (solutions de logement, transferts d’entreprises, et activités communautaires et culturelles) pour les Olim européens. Le fonds sera destiné à des centaines de milliers d’immigrants potentiels intéressés par l’investissement de leurs économies dans la construction de l’infrastructure qui servira à leur Alyah en Israël. Le retour sur cet investissement sera accordé en shekels et affecté à l’achat de biens en Israël. L’encouragement des investisseurs sera garanti conformément aux taux obligataires et aux conditions d’emprunts destinées à 70 pour cent du montant du fonds avec un taux d’intérêt supérieur à 5,5 pour cent (similaire aux pensions et aux émissions obligataires offertes par l’Institut national d’assurance) et sera commercialisé par des agents agréés par les régulateurs locaux. L’avantage du fonds dans le format recommandé réside dans l’octroi de la possibilité pour les investisseurs de l’étranger de reconnaître d’une part le fonds comme un fonds de retraite locale et d’autre part de donner à l’investisseur la possibilité de réaliser ses investissements en Israël dans des bonnes conditions.

 


Recommandations additionnelles

Traitement spécial de deux populations qui ne sont pas incluses dans le plan: le plan proposé ne fournit pas une réponse pour chaque Juif français intéressé par l’immigration en Israël. Le Jewish People Policy Institute (JPPI) travaille actuellement sur un plan complémentaire afin de prendre en considération un segment plus faible de la population française (estimée à 30 000 personnes) qui réside (essentiellement) dans des quartiers mixtes, aux côtés d’une population musulmane hostile, et subit en conséquence. Cette population, considérée comme une population défavorisée d’un pays prospère, nécessite un plan distinct similaire aux plans d’immigration passés pour l’Alyah d’urgence. À la lumière du précédent du sauvetage de la communauté juive éthiopienne, le sauvetage et l’intégration de cette population défavorisée peut raisonnablement être considéré comme une occasion d’engager la diaspora juive mondiale dans le plan gouvernemental.

Une population différente qui doit être prise en considération est celle constituée par les Juifs assimilés de France (qui sont admissibles à Alyah), le cercle le plus extérieur du tableau ci-dessus. L’action directe à destination de ce cercle nécessitera un effort particulier y compris des programmes de conversion et de sensibilisation culturelle pour les relier au judaïsme. Le programme Taglit, qui a récemment commencé à agir intensivement en France, est un moyen efficace pour atteindre ce segment de la population.

La connexion entre le plan proposé et les efforts existants de l’Etat d’Israël: Le plan proposé complète un effort à l’échelle gouvernementale financé par l’Etat d’Israël avec le soutien de l’Agence Juive destinée à des programmes tels que Taglit et Masa. Taglit, qui réunit des jeunes pour des visites pédagogiques en Israël, a fortement développé ses activités parmi les Juifs de France. Il est à noter notamment que 80 pour cent des jeunes français qui ont participé à Masa ont choisi d’immigrer en Israël. Le nombre de participants de Masa peut être augmenté de plus de 50 pour cent si le financement de bourses d’études est étendu à des niveaux équivalents à ceux affectés au Juifs d’ex-URSS.

Engager la communauté juive mondiale à l’appui de l’effort d’Israël: En parallèle à la mise en œuvre des recommandations proposées dans le présent document, le JPPI recommande qu’un plan soit préparé pour assister le gouvernement d’Israël, l’Agence juive pour Israël et le Comité de l’American Joint Distribution dans l’élaboration du soutien de la communauté juive du monde pour les efforts gouvernementaux.

Si les populations défavorisées des quartiers sensibles de France méritent un accompagnement intensif, l’Alyah française qui s’annonce, comme toute immigration, restera toujours une épreuve difficile et il importe de mobiliser l’ensemble du judaïsme mondial pour permettre à cette nouvelle phase du retour du peuple juif sur sa terre ancestrale de se faire dans les meilleures conditions. Cette première délocalisation d’une communauté avec ses élites apportera à l’Etat d’Israël un apport culturel, géopolitique et économique sans précédent.



[1] https://www.upwardlyglobal.org

[2] http://www.ggba-switzerland.com ; http://www.investuk.com ; http://www.canadainternational.gc.ca/france/commerce_canada/invest_services.aspx?lang=eng; http://www.international.gc.ca/investors-investisseurs/index.aspx?lang=eng; http://www.rdquebec.com/;http://www.revenuquebec.ca/en/citoyen/credits/recherche-scientifique-developpement/default.aspx?navigationaz=recherche+scientifique+et+d%C3%A9veloppement+exp%C3%A9rimental; http://www.rcgt.com/services/fiscalite/rsde/

[3] http://fra.europa.eu/en/publication/2014/antisemitism-summary-overview-situation-european-union-2003-2013

[4] http://jppi.org.il/uploads/Russian-Speaking_Jews_25_Years_Later.pdf

[5] Deloitte Information Technologies Israel Ltd., 2009, The economic impact of NBN Alyah on the State of Israel

[6] http://www.moital.gov.il/NR/exeres/790E54CE-3040-4039-ADC3-3EAC1CBE5645.htm


 

Dov Maïmon

Dov Maïmon

35 ans en Israël, j'en ai vu des vertes et des pas mûres sur la société Israélienne. Après des années de galères, je me suis recyclé dans le politiquement correct et me suis positionné dans Une posture de celui qui sait tout mais ne dira rien.
Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, on vous met ci-dessous sa bio de couverture.
Pour comprendre combien je n'ai pas totalement perdu mon coté Rock'n'roll, allez faire un tour sur le site du JPPI et découvrez le nouveau plan pour l'aliyah des Juifs de France présenté à Bibi Netanyahu. Comme on dit, ça déménage.
Directeur de recherche au Jewish People Policy Institute (Jérusalem), je suis notamment l’auteur d’une étude portant sur « le judaïsme européen en 2030 », où s’esquissent divers scénarios possibles pour le devenir communautaire.
Ingénieur formé au Technion (Haïfa), diplômé de l’Inséad (Fontainebleau) en management, professeur aux Universités de Ben Gourion (Beer-Shéva) et du Mont Scopus (Jérusalem), je travaille sur les rapports entre histoire, religions et politique.
Je suis membre de la commission interministérielle israélienne sur l'intégration professionnelle des juifs ultraorthodoxes et est notamment l'auteur du plan gouvernemental "la France d'abord" pour faciliter l'intégration des nouveaux immigrants de France en Israël.
Dov Maïmon

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