Les 12 bonnes raisons de préférer Be’er Sheva à Tel Aviv !

Oriane

ORIANE COHEN

 

Be’er Sheva, c’est cette ville que vous traversez pour aller dans le désert sans jamais vous y arrêter. Cette ville que vous voyez aux infos quand il y a des roquettes dans le Sud. Mais Be’er Sheva, on ne le dit pas suffisamment, c’est une ville d’avenir, une bulle étudiante par excellence où la vie y est douce et agréable.

Maintenant, venons-en aux choses qui vous intéressent : je vais tenter de vous convaincre de venir vous installer à Be’er Sheva plutôt qu’à Tel Aviv ! (Bah quoi.. je ne perds rien à essayer !).


 

 

[dropcap style= »circle » color= »#000000″ bgcolor= »#f2c637″ font= »0″]1[/dropcap]Une bonne intégration

Tout d’abord, si vous rêvez d’une bonne intégration en Israël vous le savez, il faut maîtriser la langue d’Abraham (enfin, de Ben Yehuda). Et à Be’er Sheva, l’Anglais n’est clairement pas la langue locale… Là-bas, vous serez obligés de vous mettre à l’hébreu sérieusement, et après un an, vous serez très certainement bilingue !


 

 

[dropcap style= »circle » color= »#000000″ bgcolor= »#f2c637″ font= »0″]2[/dropcap]Le prix bas des loyers

Une raison pragmatique mais pourtant essentielle, c’est qu’à Be’er Sheva, la vie ne coûte rien. Vous paierez votre loyer deux fois moins cher qu’à Tel Aviv ou Jérusalem. Oui oui, littéralement deux fois moins cher ! Il faut compter en moyenne un loyer à 1100 shekels, même taille et même confort qu’à Tel Aviv (si ce n’est mieux) !


 

 

[dropcap style= »circle » color= »#000000″ bgcolor= »#f2c637″ font= »0″]3[/dropcap]Un environnement naturel féerique

Si vous être un amoureux de la nature et du désert alors Be’er Sheva est votre ville : c’est la capitale du Néguev, la porte vers le désert et son immensité. Sans même sortir de la ville, vous êtes déjà dépaysés par la diversité culturelle et ethnique de la ville, et vous pourrez, en quelques minutes en voiture ou en bus, sortir de la ville et vous retrouver au beau milieu de nulle part.
A vous les randonnées, la mer morte, la Arava, les balades en chameau, Mitspe Ramon, les kibbutz écolo (et les rave party dans le Néguev) !
Mais à Be’er Sheva il faut aussi avoir une âme d’écolo : il faut aimer marcher (beaucoup, et sous le soleil), jardiner, faire attention à sa consommation d’eau, garder son compost pour faire fleurir son jardin, recycler…


 

[dropcap style= »circle » color= »#000000″ bgcolor= »#f2c637″ font= »0″]4[/dropcap]Une ville étudiante

Si vous êtes étudiants, le campus de l’université Ben Gurion vous comblera. La vie étudiante à Be’er Sheva s’organise autour de son gigantesque et sublime campus. Une jolie rivière traverse le campus, des bâtiments de l’ingénierie à la belle et riche bibliothèque de Ben Gurion. Quel que soit votre style vous y trouverez votre compte : boîtes, bars et pubs, jam sessions, garden parties, roof top parties, concerts sur le campus, évènements étudiants, vide-dressing, cinéma… tout y est ! Puis faut le dire, étant donné que le weekend on s’emmerde, il y a deux possibilités : voyager à travers le pays, camper dans le désert ou au bord du Hasbani, sinon, vous passez le weekend à la piscine du campus ! Bah oui, à force de passer la journée en bikini au bord de la piscine une goldstar à la main, vous vous faites beaucoup d’amis ! Il faut dire que la ville a pris un grand essor grâce à ce campus qui a permis de redynamiser la ville jusqu’à en faire aujourd’hui, une ville qui sera, je le crois, l’avenir d’Israël.

 


 

[dropcap style= »circle » color= »#000000″ bgcolor= »#f2c637″ font= »0″]5[/dropcap]The place to be pour investir dans la pierre

En parlant d’avenir, si vous voulez investir, c’est le moment d’acheter ! Tous les jours de nouveaux buildings poussent au cœur de Beersheva : le projet est d’en faire la porte de la Silicon Valley du Néguev, un haut-lieu industriel et un nouveau centre économique. Les prix commencent à augmenter progressivement, dans une dizaine d’années, Be’er Sheva ne sera plus la même, et votre bien vaudra de l’or !


 

[dropcap style= »circle » color= »#000000″ bgcolor= »#f2c637″ font= »0″]6[/dropcap]Une chaleur plus supportable qu’à Tel Aviv

Ensuite, il faut le dire, l’aridité du désert est bien plus agréable que l’humidité et la moiteur Tel Avivi. A Beersheva l’été, il fait si chaud que même si les gens transpirent et délectent de charmantes odeurs, vous ne les sentirez pas, parce qu’à Beersheva l’été, on ne respire pas !

 


 

[dropcap style= »circle » color= »#000000″ bgcolor= »#f2c637″ font= »0″]7[/dropcap]Le royaume des animaux

Si vous vous sentez proche des animaux et des insectes, Beersheva est votre ville ! Cafards mutants, chats de rue atteints de la hataltelet (un des premiers mots que j’ai appris en hébreu quand mon chaton est décédé, signifiant « typhus félin », God bless my little Hatouel), chiens, lézards rouges, hérissons… vous y trouverez votre bonheur !

 


 

[dropcap style= »circle » color= »#000000″ bgcolor= »#f2c637″ font= »0″]8[/dropcap]Une ville de coexistence ethnique

On ne le dit pas suffisamment également, mais Be’er Sheva, est une ville que j’aime tout particulièrement car elle est représentative de ce qu’est Israël. C’est-à-dire, un pays surprenant de par sa diversité tant culturelle, ethnique, sociale que religieuse. A Be’er Sheva règne un vivre-ensemble unique où Juifs et Arabes coexistent harmonieusement et dans le respect. Quel bonheur de se lever un matin de demi-saison, quelques shekels dans les poches pour se rendre au Shouk bédouin, et revenir le sac plein ! Loin des clichés d’un Israël d’apartheid, à Be’er Sheva, vous pourrez voir des femmes bédouines voilées sur des ânes chargés (oui oui, vraiment), aux arrêts de bus vous apprécierez vous asseoir et observer ces gens : ce soldat éthiopien à côté de cette juive orthodoxe, un bédouin accroupi fumant une cigarette sous le soleil brûlant, et un jeune israélien en crocs à barbe mal rasée et au regard perçant (boh ça va, laissez-moi kiffer). Sur le campus de BGU étudiants juifs et arabes vivent ensemble, apprennent à se connaître, étudient ensemble et tentent de construire conjointement un avenir meilleur et plus paisible.

 


 

[dropcap style= »circle » color= »#000000″ bgcolor= »#f2c637″ font= »0″]9[/dropcap]Une ville aux antipodes de la superficialité

Une chose est sûre, à Be’er Sheva, on ne chipote pas sur le style, l’expression « venez comme vous êtes » prend tout son sens. Je me rappelle encore être arrivée, petite frenchie que j’étais, dans mes jolies robes, fleur dans les cheveux, bijoux à gogo… puis j’ai compris quelque chose : à Be’er Sheva, on se fout de ce à quoi tu ressembles, on te prend comme tu es, c’est pourquoi à la fin de mon année universitaire, j’allais en cours en pyjama et en crocs, mon sac Ben Gurion sur le dos (photo à l’appui).

 


 

[dropcap style= »circle » color= »#000000″ bgcolor= »#f2c637″ font= »0″]10[/dropcap]Etre frenchie à Be’er Sheva reste apprécié

Un argument intéressant, c’est qu’à Be’er Sheva, être français, c’est encore exotique : votre petit accent démodé continuera à charmer, alors qu’à Tel Aviv, il faut le dire, être français aujourd’hui n’est plus très original…

 


 

[dropcap style= »circle » color= »#000000″ bgcolor= »#f2c637″ font= »0″]11[/dropcap]La ville de l’amour 

Une autre raison importante, (que l’on peut néanmoins appliquer à tout Israël), demeure la beauté incomparable de nos chers israéliens et israéliennes. Be’er Sheva est encore plus propice à rencontrer l’amour de votre vie qu’à Tel Aviv, car dans la bulle étudiante règne une ambiance presque familiale. Même si les étudiants sont nombreux (20 000 !), tout le monde se connaît, Be’er Sheva est un petit monde en soi, l’intégration est donc beaucoup plus facile ici qu’à Tel Aviv ! Vos journées à Be’er Sheva se ponctueront de nouvelles rencontres chaque jour, toutes plus incroyables et folles les unes que les autres !

 


 

[dropcap style= »circle » color= »#000000″ bgcolor= »#f2c637″ font= »0″]12[/dropcap]L’accomplissement du rêve de Ben Gurion

Enfin, la dernière raison, et qui n’est pas des moindres, c’est qu’à Be’er Sheva, nous contribuons tous à réaliser le rêve de David Ben Gourion, c’est-à-dire « faire fleurir le désert »… Si ça, ce n’est pas une raison suffisante, alors les amis, je ne vous comprends pas !


 

En somme, si vous souhaitez vous immerger et vivre l’expérience israélienne à 200%, je vous recommande de passer par Be’er Sheva. Après un an à Be’er Sheva, vous saurez si véritablement, vous êtes prêts à faire l’alyah. Parce que Be’er Sheva est représentative d’Israël, pour le meilleur et pour le pire ! C’est là-bas que j’ai appris à vivre, à aimer, à avoir peur, à connaître Israël : ses paradoxes et ses contrastes, sa chaleur et ses tempêtes de sable, ses roquettes et autres Qassam, mais aussi la beauté de sa diversité et son histoire. A Be’er Sheva j’ai appris à vivre de choses simples, à apprécier les moments importants de la vie, j’ai fait des rencontres plus qu’extraordinaires, je suis tombée amoureuse, j’ai vu le ciel comme je ne l’avais jamais vu (c’est-à-dire orange ! désert oblige…). J’ai appris à aimer le désert plus que tout autre endroit en Israël. La vie est simple et tranquille, son seul défaut, disons-le, c’est qu’il n’y a pas de plage certes, mais on ne peut pas tout avoir !

Bref, un seul conseil, la prochaine fois que vous allez en direction de la Arava, arrêtez-vous à Be’er Sheva, dégustez un hummus à côté de la fac à Hummus shel Thina, ou Hummus Abu Dabi, puis prenez un petit café shahor en jouant au shesh-besh, sous le soleil brûlant de cette merveilleuse ville en compagnie de mes Be’er Shevaim adorés…

Oriane

Oriane

Etudiante franco-israélienne à Sciences Po, pour moi, Israël, c’est plus qu’une destination de vacances, c’est une passion. Je suis tombée éperdument amoureuse du sud d’Israël, du Néguev, son immensité et son silence criant. J'ai étudié à Beersheva, à l’université Ben Gurion. Beersheva ? Mais qu’est-ce que je suis allée foutre là-bas… Allez comprendre, la chaleur aride et les tempêtes de sable, je préfère ça à l’humidité Tel Avivi, mais aussi le vivre-ensemble qui anime cette ville si différente des autres cités israéliennes.
Je suis musicienne et chanteuse à mes heures perdues, vous pourrez sûrement me croiser aux open mic’ de Tel Aviv, Jerusalem ou Beersheva. Vous l’aurez compris, artiste torturée, je philosophe (un peu trop) et joue des mots pour faire passer des messages, pour transmettre ce que je considère comme crucial.
Oriane

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