Les 14 mots hébreu qui te sauveront ton été

Noya

NOYA

En tant qu’ex deuxième de ma classe à l’oulpan (ouais, ouais, je sais, deuxième c’est pas première mais je pouvais pas lutter face à Katrina la Russe), j’ai fait de gros progrès en ivrit. OK, je suis pas encore prête pour les commentaires composés en trois parties mais je sais indiquer le chemin à quelqu’un, demander un renseignement dans un magasin et répondre aux messages des mecs de Tinder de l’administration israélienne. Et comme j’aime bien aider, j’ai décidé de vous-même concocter, à vous amis lecteurs vacanciers en Eretz, un petit dictionnaire avec tous les mots et expressions « slang » que vous allez entendre cet été. C’est pas académique mais c’est vachement pratique. 


 

 

Sababa

Ce mot est à la langue de Ben Yehuda ce que le jeans est à votre placard : un indispensable qui passe partout et va avec tout. C’est simple, il remplace toutes les réponses que vous utilisez d’habitude : oui, super, parfait, on fait comme ça, génial, etc. Vous l’entendez dans toutes les bouches et toutes les conversations alors utilisez-le sans modération, ça sera immédiatement bien vu.

Exemple : 

– On se retrouve demain à 13 h ?

– Sababa 

 


 

 

Eizé sérèt

Littéralement, quel film ! À ne pas utiliser en sortant d’une projection de la Cinémathèque de Jérusalem mais plutôt pour raconter quelque chose d’incroyable qui vous est arrivé et qui est, de fait, digne d’un film. Quel genre de film ? Vous en avez, de ces questions ! Peu importe, utilisez cette expression pour souligner le fait que,  dans votre vie, il se passe des trucs de fou. 

Exemple : 

– Je suis sortie de la mer et j’avais perdu mon maillot de bain sans m’en rendre compte. En plus je croyais que personne n’avait vu mais j’ai retrouvé la photo sur Facebook, elle a fait le tour de la toile et du coup les gens font la queue devant chez moi maintenant. 

– Eizé sérèt !

(Non, ça ne m’est jamais arrivé, arrêtez de croire tout ce que je vous raconte, ma vie n’est pas un film. Et si elle l’est, bah croyez-moi la prod avait pas un super gros budget). 


 

 

Yallah

Vous la connaissez grâce à Gilbert Melki alias Patrick Abitbol dans la Vérité si je mens. Ça veut dire Allez, super, on y va. Par contre oubliez tout de suite la prononciation qui vous revient en mémoire, on est en 2015 et il faut évoluer. Dites-le donc normalement (c’est à dire avec un seul A avant le H final), ferme et énergique. 

Exemple :

– On fait quoi aujourd’hui, on va à la plage ?

– Yallah ! 

 


 

 

A’hi 

Littéralement, « mon frère ». Mais tous les Israéliens s’appellent comme ça, qu’ils soient frères, copains, collègues, voisins ou même inconnus. Vous pouvez même appeler a’hi le mec qui va vous servir votre ice coffee. Loin de choquer, ça vous classera direct dans la catégorie des gens qui savent. Et ça, ça n’a pas de prix (pour le reste, il y a Master Card) (ouais je sais, plus entendu depuis 1999).

Exemple :

– Chalom a’hi, j’ai besoin d’ouvrir un compte en banque. 

– Pas de problème a’hi, je m’en occupe.

 


 

 

A’hla

Entraînez-vous bien pour le prononcer. C’est guttural comme a’hi mais il ne faut pas non plus trop en rajouter. A’hla veut dire cool, super, génial et constitue une réponse rapide et appropriée quand on vous annonce une bonne nouvelle ou qu’on vous propose une sortie sympa. 

Exemple :

– Ce soir on va chez Moon Sushi et après on va danser sur les bars, ok ?

– A’hla !

 


 

 

Al ha panim

Littéralement, ça veut dire sur le visage. On l’utilise pour quelque chose de vraiment mauvais et pas agréable du tout, quelque chose qu’on se prend en pleine gueule en quelque sorte.

Exemple :

– Le resto ? M’en parle pas, c’était vraiment al ha panim

 


 

 

‘Haval al ha zman

Attention, si le sens littéral de cette expression est perte de temps, la vraie signification est l’exact opposé. Elle s’utilise pour quelque chose de vraiment génial, pour un voyage que vous avez kiffé, un plat délicieux (oui, oui, je parle encore de bouffe, je sais), un super film… Du côté de la prononciation, insistez bien sur le deuxième A de haval. Voilà, comme ça, vous le tenez. 

Exemple : 

– J’ai mangé un burger hier… ‘Haval al ha zman !

 


 

 

Gadol

Littéralement ça veut dire « grand », mais dans le langage courant ça veut dire génial, trop bien, énorme. 

Exemple : 

– J’ai trois semaines de vacances et j’ai même eu une augmentation !

– Gadol ! 


 

Quéhilou

Celui-là, il est partout. C’est un peu l’équivalent du « Genre » français et du « Like » américain. Il se glisse dans toutes les phrases à tous les endroits. La règle du quéhilou, c’est qu’il n’y a pas de règle. Au moins, ça c’est réglé. 

Exemple :

– J’étais dans la rue quéhilou, je marchais et tout était normal quéhilou mais tout d’un coup y’a un mec qui est passé, quéhilou super beau gosse… 

(Vous avez compris le concept, je ne finis pas ma phrase )

 


 

 

Stam

Juste comme ça, pour rien. C’est le petit mot qui dédramatise tout et montre que vous vous en foutez (même si dans le fond, on sait que c’est pas vrai).

Exemple : 

– Alors, tu as pris un verre avec le mec ?

– Oui mais stam, j’y suis pas allée comme si c’était le rencard de ma vie, hein !

 


 

 

Tchik tchak

Veut dire vite fait, rapidement, sans se prendre la tête. Quand on vous invite à manger et qu’on veut insister sur le fait que c’est pas grand chose, quand on veut vous rassurer sur le fait que non, ça n’a pas pris mille ans de remplir un papier… 

Exemple :

– C’était trop bon ce repas ! Mais tu as passé des heures en cuisine, non ?

– Pas du tout, c’était tchik tchak

(Je vous vois venir avec d’autres exemples dans un autre contexte… Passez votre chemin, on mange pas de ce pain-là. Mauvais esprit !)

 


 

 

Ars

Un ars, (des arsim au pluriel), c’est une racaille, une personne qui se la raconte et qui a mauvais genre, vous savez, avec une boucle d’oreille qui brille et la coupe de cheveux horrible avec tout rasé sauf la crête au milieu. Une personne qui se déplace généralement en bande, tant qu’à faire. 

Exemple : 

– On va au Toy Bar ce soir ?

– Non laisse tomber y’a que des arsim là-bas. 

 


 

 

Mami

Mesdemoiselles, si un garçon vous appelle comme ça, ne le prenez pas mal, ça ne veut pas dire que vous allez l’air d’une grand-mère, il est juste en train de vous appeler chérie. Va falloir vous y faire. Même les vendeuses de chez Super-Pharm vous appelleront comme ça 

Exemple :

– Ça fera 57 shekels, Mami. Tu as de la monnaie ?


 

 

Balagan

Littéralement, ça veut dire bazar. Et en langage courant, ça veut dire bazar aussi. Mais au sens plus vaste que l’état de votre appartement. Ça peut aussi être le balagan à l’entrée d’une boîte (ou à sa sortie), à la plage, au cinéma, au Misrad Hapnim, et autres endroits surpeuplés. 

Exemple : 

– Ça été à la banque ?

– Balagan !

 


 

J’espère que vous avez pris plein de notes et que vous saurez réutiliser tous ces petits mots et expressions à bon escient pour épater la galerie cet été. Si vous avez d’autres mots que vous connaissez, n’hésitez pas à nous les écrire dans les commentaires ! Yallah !

 

Noya

Noya

Avant, j'étais parisienne et je m'appelais Laëtitia, mais ça, c'était avant. Si je viens vivre en Israël, ce n'est pas pour le jus de mangue et la limonana, c'est parce que mon coeur et ma tête me le dictent. Et pour une fois que ces deux-là sont d'accord, je ne pouvais décemment pas laisser passer l'occasion.
Noya

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