Mode 2.0

Les 5 jours traumatisants de mon futur vestimentaire

Tous ceux qui ont mis un pied en Israël savent que ce n’est pas exactement ce qu’on peut appeler le pays de la mode. Les israéliens font certes des progres à vue d’œil dans ce domaine, mais faut croire qu’à un moment, ils auront quand même besoin des 2 yeux. En attendant, j’essaye de me faire une raison et de me préparer à quelques événements traumatisants.

  1. Le jour où j’irais en short à un entretien d’embauche 

Oui ça, je pense que c’est le comble du « casual » à l’israélienne. On ne s’embarrasse pas avec une chemise, une petite robe, où autre. On se croit un peu au Mcdo, on vient comme on est. Le pire ça serait quand même si j’arrivais à y aller avec un short en jean, vestige d’un ancien jean abimé, coupé juste au-dessus du genou. En fait, celui que j’ai plus porté depuis mon dernier camp EI. Pour clôturer le traumatisme, s’il y avait un reste de suie qui ne part pas au lavage malgré l’insistance de ma mère, on serait au top !

  1. Le jour où pour mon mariage, j’aurais envie d’avoir des strass sur ma robe

Et oui, on s’intègre où on ne s’intègre pas, donc c’est parti pour le « all package » : un petit cocktail Molotov rassemblant strass, sequins et perles. Pour ceux à qui je parlerais chinois, sachez juste que ça va pas du tout ensemble et que même John Travolta, dans la fièvre du samedi soir, ne l’aurait pas osé. Et puis tant qu’on y est, on pourra aller prendre des photos à Yaffo. Ah, j’oubliais : si vous avez une bonne manucure à me conseiller, je vais me mettre des faux ongles avec aussi des strass, comme c’est sûr, j’en prends pour 2 ans de psychanalyse

  1. Le jour où pour la nomination de ma fille, je trouverais ça mignon de mettre un foulard bariolé sur la tete.

Ou encore meme pire, peut etre une perruque . Vous savez quand vous attachez le foulard dans la nuque, comme vous le faisiez avec vos bandanas dans les années 90. Sauf qu’on ne sera plus dans les années 90 (ça sera au moins les années 2015, pronostiques revus à la hausse), et qu’on ne sera plus dans la cours du collège en train de se lamenter parce qu’on a raté le dernier épisode de Sauvé par le Gong. Parce qu’apparemment là, y’a pas grand-chose qui pourra nous sauver.

  1. Le jour où j’irais chercher mes enfants à l’école avec un bas rose fluo et un haut jaune, de chez Stabilo Boss également.

Apres tout, ce n’est pas grave, c’est gai, c’est gay, c’est fun. On peut en trouver des excuses comme ça, à la pelle même. Comme dirait Florence Foresti, c’est le moment où le pratique l’emporte sur le beau. Faisons attention quand même à ne pas glisser vers le orange fluo. Celui-là, il fait mal aux yeux et il pourrait causer des dommages irréversibles à ma cornée.

  1. Le jour où pour la Bar Mitsvah de mon fils, je lui laisserais avoir une queue (Je ne sais pas quel nom on peut donner à ça) dans le cou.

Welcome back dans la fin des années 80 ! Quand je pense que j’étais  à l’école primaire dans ces années-là et que ma mère m’a laissée sortir en cagoule. Non mais y’aurait de quoi faire des procès à tous les parents de cet époque, pour préjudice moral. Thank God, cette époque est finie et on ne peut la revivre qu’en Israël

Et moi qui pensais à un traumatisme, en fait c’est juste Retour vers le Futur…

Sarah Dray

Sarah Dray

« Se définir par ce que l’on est, pas par ce que l’on a », une de mes grandes devises ! Amoureuse des mots donc : des mots drôles (plus ou moins vous verrez par vous-même), des mots chantés (plutôt par les autres), des mots hérités (presque plus que la cuisine), des mots frappés (sur ordi ou sur un débat) des mots échangés (surtout ceux-là en fait) ! Des mots questionnés aussi (vous avez dit juif ?) Et amoureuse des routes, prenez les mêmes adjectifs et recommencez, mélangez le tout et vous obtiendrez la route qui m’a menée en Israël, la rootsisrael 😉
Sarah Dray

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