Mon Père, j’ai péché… avec la Shakshouka

Elisabeth Philippe

ELISABETH PHILIPPE

« Top 20 des meilleures Shakshouka », « Comment je suis tombée amoureuse de mon vendeur de fallafel », « Pourquoi le malabi, c’est la vie »… autant d’articles lus et relus concernant les place-to-be où on a-tous-déjà-été à Tel-Aviv.

Pourtant, aujourd’hui, moi aussi je brûle de vous parler de mes incontournables.
Ces endroits qui me semblent si évidents que je n’envisage pas que vous ne les connaissiez pas déjà, alors que c’est peut-être le cas (plus pour longtemps, assurément).

 

I – La shakshouka, dans tous ses états

Vous connaissez le principe des gens « mono-aliment » ?

Ceux qui vont toujours au même endroit, juste pour prendre le même plat ? Qui commencent leurs phrases par « Mmmmh tout à l’air trop bon ! » et qui les finissent par « Bon, mais je pense que je vais quand même prendre la même chose que d’habitude.. » ?

Et bien ces gens-là, c’est moi. Et j’assume grave.

Alors sous le soleil Tel-Avivi, ma fixation est vite déterminée. Car celle qui sait faire battre mon cœur et sustenter mon âme, c’est bien évidemment la belle, la chaude, la piquante, la toujours surprenante shakshouka.

Ma chance, c’est que ce pays est plein de tolérance pour les gens comme moi et que la shakshouka, on me la sert de bon cœur à tous les repas, sans me juger et qu’on a même su me la faire découvrir sous toutes ses formes…


 

1. La voici ci-dessous dans son plus simple appareil

Photo 1 

T’as de beaux œufs tu sais ? Je ne sais pas si c’est ton dosage d’épices qui te rend si exceptionnelle, en tous les cas la perfection de ta cuisson m’émeut.
Il faut dire que j’en ai toujours pincée pour les plats mijotés et les œufs mollés…

Je vais pas te mentir, j’en ai vu d’autres avant toi.
Pourtant avec toi, j’ai pas peur de l’engagement alors sache le habibi, toi et moi c’est pour la vie.

Je sais, je parle à mes aliments. Ça arrive souvent. Mais croyez-moi, je pense ne pas être la seule dont la shakshouka de chez shoukshouka (שוקשוקה) a capturé le cœur.
Il faut dire qu’elle est servie avec tellement d’amour…

Assis au milieu du Shouk HaCarmel, autour de ce bar en mosaïque designé par le propriétaire, vous pourrez entendre ce dernier vous conter comment il a tout plaqué pour venir régaler vos papilles en vous arrosant de shots de liqueur maison et de bières à petits prix. Le tout dans une atmosphère qu’aucune photo n’a su capturer.

Allez, on se retrouve quand vous voulez au numéro 30 de la ruelle HaCarmel (סמט הכרמל) et je vous présente l’amour de ma vie.


2. En sandwich ?

Parfois, en amour, il faut savoir sortir de sa zone de confort.

Et avec la shakshouka, je me suis permise des choses que je n’aurais jamais imaginées.

Ça a commencé par un sandwich. Que dis-je un sandwich… Une shakshouka-bé-pita, et ça mon gars, il faut le voir pour le croire.

 

Photo 2

 

Le Bucke Coffee, c’est l’un de ces endroits magiques où l’on arrive à 10h et on repart à 16h.

Un de ces cafés, qui offre une infinité de combinaisons de [petits]-déjeuners à n’en plus finir mais qui se distingue des autres puisque #healthy, #supercheap et (et ce dernier point n’aura pas laissé indifférente la meknassi que je suis)… #offrelaboissonquandtuattendslongtempstatable !

Et au milieu de sa carte de délices par milliers… Elle y était… La merveilleuse shakshouka-bé-pita. En la voyant, mon cœur s’est arrêté. Et depuis que je l’ai goûtée, j’y pense encore et encore et toujours…

Rendez-vous donc au Bucke Coffee – soit au numéro 91 de la rue Ahad Ha’Al, soit au numéro 40 de la rue Yehuda Hamaccabi !


3. En version censurée

Mon père, j’ai péché.

J’ai fait quelque chose de mal. De très mal.

C’est pas vraiment de ma faute, je ne savais pas trop ce que je faisais.

Tu vois, j’étais avec des israéliens, plein d’israéliens. Alors forcément, ils parlaient tous hébreu, et moi, j’ai pas vraiment compris tout ce qu’il se passait.

Tout le monde semblait très excité, et à un moment on s’est retourné vers moi. On m’a demandais ce que j’en pensais, si ça me disait.

J’avais juste entendu le mot « chouka », et en hébreu, « chouka », ça veut dire passion. Alors forcément, comment dire non ?

Du coup j’ai dit oui.

Et c’est arrivé.

 

Photo 3

 

J’ai péché.

J’ai fait baigner un fallafel dans une shakshouka qui dormait sur un lit de humus.

Mes barres de céréales Fitness s’en sont retournées dans leur placard.

Que le ciel me pardonne, mais c’était l’expérience culinaire orgiaque la plus incroyable qu’il m’ait jamais été donnée de vivre.

Ça s’appelle une hamshouka, et ça se passe au numéro 4 de la rue Mikve Israel, dans une humuseria du doux nom de חומוס אבו יהודי

 


 

II – L’Italie, mon premier amour

Mais ça, c’est une histoire que je vous garde pour la prochaine fois…

Elisabeth Philippe

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Il parait que "qui vivra verra". Moi, j'ai surtout retenu Goldman ajouter "et moi je vivrai vous verrez". Depuis, je fais de mon mieux.
Elisabeth Philippe

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