Pour apprendre l’hébreu

Noya

NOYA

Si tu veux apprendre l’hébreu vite parler hébreu, c’est super simple… quand tu es déjà bilingue. Mais quand tu ne connais que la langue de Molière et un peu celle de Shakespeare, c’est pas évident de maîtriser celle de Moïse. J’ai dit « pas évident », pas « impossible », hein. Tout le monde peut y arriver, un peu comme sur les pubs pour Wall Street English qu’on voyait dans le métro (le sourire débile et le costard cheap en moins) (un peu de dignité, tout de même). Voici quelques conseils certifiés LaRoots pour devenir un pro.

Je vais sans doute enfoncer une porte ouverte mais la première chose à faire c’est tout simplement d’aller à l’oulpan. De toute manière c’est obligatoire, ils le disent à l’Agence Juive quand tu vas à la première réunion d’information : on t’offre jusqu’à 500 heures de cours. À raison de cinq jours par semaine (et non pas trois nuits par semaine comme la chanson d’Indochine) (je sais que tu y as pensé, avoue) et de plusieurs heures de devoirs pour compléter, avec un peu de discipline et de motivation, ça devrait plutôt bien se passer. Avec ça, tu pourras pas écrire des scénarios de films tout de suite mais tu auras déjà de bonnes bases.

Une méthode que je dois à mon père et qui a déjà fait ses preuves quand j’apprenais l’espagnol en sixième : achète un petit répertoire et chaque jour, tu apprends un nouveau mot hébreu que tu notes dedans. Un mot utile : une couleur, un aliment, une partie du corps, un vêtement, un juron, un objet du quotidien, un animal… Tu as le choix. Le tout, c’est que tu t’y tiennes 7 jours sur 7. Tu peux aussi demander à ton entourage de te faire des petites interros surprise une fois tous les 15 jours histoire de vérifier que tu n’oublies pas tout au fur et à mesure. Et si tu n’as pas d’idées de mots, abonne-toi à ce compte Instagram hyper bien fait qui te donne des nouveaux mots classés par thématiques tous les jours http://instagram.com/beivrit

Change tes playlists iTunes. Je te demande pas de bannir tes artistes préférés de tes écouteurs mais ajoute quelques chansons en hébreu pour te familiariser avec les sons, les mots et les phrases. Et avec la musique, tu verras, on retient dix fois mieux. En cas de gros coup de cœur pour une chanson, cherche les paroles sur Internet pour pouvoir comprendre ce que tu écoutes en boucle. Le site http://www.hebrewsongs.com est super riche et répertorie presque 5000 chansons en version phonétique + traduction en anglais. Tu peux aussi écouter la radio israélienne. Ma préférée c’est Galgalatz http://www.glgltz.co.il qui passe des chansons sympas et qui te donne les infos toutes les heures.

Force-toi. Essaye de parler le plus possible en hébreu, même si ce ne sont que des petits mots. Quand tu vas faire des courses, quand tu sors prendre un verre, quand tu parles avec des gens, fais un petit effort et essaye d’oublier l’anglais. Non seulement ça te permettra de progresser et en plus, ça fera plaisir à la personne de voir que tu fais de ton mieux. Même si tu fais des fautes, n’aie pas honte! C’est en se trompant qu’on devient forgeron (je sais, c’est pas ça la vraie expression mais tu m’as comprise). Tu peux aussi trouver un petit boulot comme vendre des shawarmas ou servir des cafés. Avec ça, tu seras incollable en termes culinaires.

Enfin, dernier conseil : pense local, pas international! Comme l’avait très justement suggéré ma consœur Sophie Taïeb dans un super article le mois dernier http://rootsisrael.com/raisonsdesortiravecisraelien/ pratique l’ivrit dating et trouve-toi une moitié israélienne. Et surtout, parle-lui souvent. Vocalement, j’entends (je te vois venir avec ton langage corporel : ça ne suffit pas!). N’oublie pas de mettre le clavier hébreu sur ton iPhone pour pouvoir lui écrire des mots doux en version originale… Un peu d’inspiration (et un bon fou rire)? Regarde ce post de forum : http://help.berberber.com/forum115/42697-mots-damour-hebreu.html

Toi aussi tu as des méthodes, des systèmes D et des petites astuces que tu aimerais partager avec nous? Laisse un commentaire!

Noya

Noya

Avant, j'étais parisienne et je m'appelais Laëtitia, mais ça, c'était avant. Si je viens vivre en Israël, ce n'est pas pour le jus de mangue et la limonana, c'est parce que mon coeur et ma tête me le dictent. Et pour une fois que ces deux-là sont d'accord, je ne pouvais décemment pas laisser passer l'occasion.
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