Pour Hanouka, ca vous dit de vous beignet…dans l’huile ?

Sophie Taieb

SOPHIE TAIEB

Il a mauvaise réputation : trop gras, trop sucré, trop tout… le beignet revient tous les ans au moment des fêtes de Hanouka et nous essayons toujours de  consciencieusement l’éviter. Pourtant, ami lecteur, toutes les raisons sont bonnes pour se taper un bon beignet. Ou deux. Au delà on ne répond plus de rien, mais voici les différents délices qui vous attendent pendant les fêtes, et comment les déguster :

1. Le Bomboloni (ou Bombaloni) :
Il est gras, chaud, sucré. Le bombaloni est un beignet qui émeut les tunisiens, et les nostalgiques de la rue Ramponneau. Proust a sa madeleine, les tunes ont le bombaloni. Il se déguste à peine sorti de l’huile, encore chaud, dans du papier journal, avec un bon café ou une citronnade.

Au delà de deux, on vous souhaite d’avoir l’estomac bien accroché, car il faut digérer cette dose de gras !
Il s’achète sur les marchés, si vous êtes à Tel Aviv vous trouverez le dealer de bombalonis au milieu du shouk.


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2. La Soufgania 
C’est le beignet roi de Hanouka. Il est gros, il est fourré, il est coloré… ce beignet peut même ressembler à une oeuvre d’art ! Véritable bombe calorique (500 calories pièce quand même), ce beignet se déguste entre une semaine avant et une semaine après la fête. Jusqu’à écoeurement.
Achetez une belle boîte, et ramenez la au bureau, vous ferez des heureux. Testé et approuvé par la rédaction, une boîte peut subir sans problème le vol Tel Aviv / Paris, si vous ne les mangez pas en route.
Notre adresse préférée : Roladin.

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3. Le Canada Dry beignet

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On dirait un beignet, il a la couleur d’un beignet, la forme d’un beignet, mais… il est sans friture ! Alors oui, dit comme ça, on peut le prendre pour une brioche, mais après tout c’est l’intention et le geste qui comptent. Ces beignets sont réservés aux très raisonnables. Néanmoins, en manger plus car ils ne sont « pas gras » est un mauvais calcul. A la rédac nous sommes formels, mieux vaut un seul bon beignet authentique que trois beignets light !
Voici la recette :

320g de farine
14g de levure de boulanger fraîche
120ml de lait
20g de beurre
50g de sucre en poudre
1 oeuf
1 pincée de selDSC_0209
Préparation :

Dans une casserole, versez le lait avec le sucre et le beurre et faites le tiédir tranquillement jusqu’à ce que le sucre soit dissous et le beurre fondu.

Retirez du feu et réservez.

Dans le bol de votre robot, versez la farine et la levure émiettée.

Ajoutez l’oeuf et le lait.

Pétrissez quelques minutes, puis ajoutez la pincée de sel. Poursuivez le pétrissage encore quelques minutes.

Arrêtez le pétrissage lorsque la pâte se décolle des parois du bol.

Couvrez le bol avec un linge propre et laissez reposer la pâte à température ambiante pendant 1h environ jusqu’à ce qu’elle ait doublée de volume.

Dégazez ensuite la pâte (c’est-à-dire que vous chassez l’air en la tapant vigourement avec votre poing).

Chemisez une plaque à pâtisserie de papier sulfurisé.

Farinez votre plan de travail et étalez la pâte sur 1,5 cm d’épaisseur environ.

A l’aide d’un emporte-pièce rond ou d’un verre, découpez les beignets et déposez-les sur la plaque.

Laissez reposer une nouvelle fois la pâte pendant 30-45 minutes.

Préchauffez votre four à 180°C.

A l’aide d’un pinceau, badigeonnez les beignets avec un peu de lait.

Enfournez les beignets pendant 9-10 minutes pas plus.

Pendant la cuisson, préparez un bol avec de l’eau froide, et une assiette creuse remplie de sucre en poudre.

A la sortie du four, laissez légèrement tiédir les beignets et trempez-les rapidement dans l’eau, puis les rouler dans le sucre.

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Vous êtes prêts ? A vos marques… prêts… beignets ! #HagSameah

Sophie Taieb

Sophie Taieb

Le vrai plaisir des bons plans, c'est de les partager. Voyageuse invétérée à la soixantaine de pays à mon actif, curieuse de tout, je compte bien vous emmener avec moi dans mes pérégrinations. Une cabane dans le désert au milieu des kangourous ? A la quête de la méthode ultime pour baragouiner l'hébreu ? La quête du gefiltefish comestible ? Sur ce coup, on sera ensemble amis lecteurs. Installez-vous confortablement, le voyage commence ici.
Venez, je vous emmène...
Sophie Taieb

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