Pourquoi je n’habiterai pas ailleurs qu’à Jérusalem

Noya

C’est vrai que quand vous allez en Israël, vous passez forcément par la case départ et recevez 200 euros Ben Gurion et Tel Aviv. Et bien souvent, vous y restez tout le séjour. Dans la ville, hein, pas dans l’aéroport. Et bien souvent, vous vous imposez une journée rapide à Jérusalem pour le sacro-saint passage au Kotel auquel vous ne pouvez pas échapper parce que vous avez des petits mots donnés par toute votre famille à glisser entre les pierres du mur. Mais Jérusalem ce n’est pas que ça ! C’est une ville incroyable aux multiples facettes dans laquelle je vis depuis trois mois mais à laquelle je suis déjà profondément attachée. Voilà pourquoi, même pour tout l’or du monde, je n’irai pas vivre ailleurs. 

 

Pour dire stop aux clichés 

Quand je dis « Jérusalem » à mes amis restés en France ou ailleurs, j’ai invariablement droit aux mêmes questions relatives aux jupes longues, à la pratique accrue du judaïsme, aux habitants ultra-orthodoxes et autres interrogations concernant le caractère hyper religieux de la ville. Dans leur esprit, Jérusalem se résume au Kotel et à Mea Shearim. Alors que non ! À Jérusalem on vit comme partout ailleurs : on fait nos courses, il y a un super shouk, on va se balader rue Emek Refaïm ou faire les magasins au centre commercial Malha, on mange dans des restaurants de viande à se damner, on sort en boîte le jeudi soir et on boit des shots de vodka jusqu’à oublier où on habite… Et on peut même manger une part de pizza à 3 heures du matin. Alors oui, c’est vrai qu’il y a des endroits où on risque de se faire jeter des pierres si on n’est pas tsniout mais ce n’est pas partout comme ça ! Il y a plusieurs quartiers et chacun à son ambiance à lui. À découvrir ! 

 

Pour la localisation

Je vous entends râler qu’on n’est pas en bord de mer et je vous comprends. Alors oui, on est dans les terres, c’est vrai. Mais à côté de ça, si on a envie de se baigner, on a 45 minutes de bus jusqu’à Tel Aviv, un peu moins pour être à la Mer Morte et même quelques heures de voiture pour se retrouver à Eilat. Inutile de préciser qu’on est tout près du Kotel (toujours lui) et qu’on y va quand on veut. Ce qui est pratique quand on a beaucoup de choses à demander. Et puis, d’un point de vue strictement géographique (et puis un peu spirituel aussi), Jérusalem est au cœur du monde pays. 

 

Pour l’atmosphère 

Pas besoin d’être croyant à mort pour le sentir : il y a quelque chose de particulier dans l’air ! Vous sentez ? Cette sérénité, cette incroyable sensation d’être dans un endroit incomparable et unique au monde, sacré et sacrément magnifique. Il flotte partout quelque chose de particulier, presque magique. C’est ça d’être une ville sainte ! 

 

Pour me sentir spéciale 

Je suis toujours fière de dire que je vis à Jérusalem car c’est une ville qui évoque de nombreuses choses : le caractère historique, sacré, berceau des civilisations, le carrefour entre les trois religions, la Knesset, le Kotel (il est décidément de toutes les parties), le patrimoine culturel immensément riche, Yad Vashem (et l’industrie florissante des mouchoirs en papier)… Et surtout toutes ces chansons ! Et dans les prières que nous faisons, ne disons-nous pas à chaque ligne « L’année prochaine à Jérusalem » ? Bah oui. Tout le monde a vocation à y aller. Plus qu’une ville, c’est l’âme d’une nation toute entière. 

 

Pour la Tayelet Hass

AKA l’endroit le plus romantique que je connaisse et qui a très vite remplacé la passerelle Simone de Beauvoir (vous excuserez mes anciennes références parisiennes). Si vous ne connaissez pas cette merveilleuse promenade, sachez qu’il s’agit d’un balcon sur la ville duquel vous avez la plus belle vue possible et imaginable. Devant vous, les maisons, les arbres, les montagnes, le fameux dôme du rocher reconnaissable entre mille, le Kotel. C’est tout simplement splendide. Idéal pour les rencards et les demandes en mariage (âme soeur, si tu m’entends). Mais pas que. On peut y aller avec des potes, des copines, sa famille… Et comme c’est en hauteur, vous aurez fait un peu de sport pour y aller à pied. C’est toujours ça de pris pour digérer le frozen yogourt de morfale que vous avez englouti rue Yaffo juste avant (j’ai tout vu). 

 

Pour ne pas finir ruinée 

Vous avez vu les prix à Tel Aviv ? Je suis désolée de faire mon Ashkénaze mais c’est vraiment trop cher ! Les tarifs sont bien plus abordables à Jérusalem. Même le taux de change chez les Russes est plus avantageux. Si c’est pas une raison en or, ça !

 

Pour la pierre

Toutes les maisons, tous les immeubles de la ville sont construits en pierre de Jérusalem, belle et unique. Ici, pas de tours à l’architecture improbable, pas de mélange des genres désastreux entre des immeubles biscornus ou anguleux, tout est harmonieux. C’est une obligation : toutes les constructions doivent être faites de cette fameuse pierre. La seule exception en béton armé c’est Yad Vashem (pour que l’on n’oublie jamais et que le souvenir reste gravé au fond de nous). Il y a cette pierre, donc, mais aussi l’esthétique de la ville en général : les cyprès qui rappellent Rome, les montagnes qui rappellent la Suisse, les petites rues qui rappellent… euh, Israël. Ici, la beauté est à chaque coin de rue. 

 

Pour les piscines des hôtels 

Je vous l’ai dit, on n’a pas la mer mais on survit quand même. Comment ? En allant squatter les piscines des fabuleux hôtels de Jéru : le David Citadel, le King David, l’Inbal (pour ne citer qu’eux) proposent des offres pour passer la journée à buller autour de l’eau dans un transat de compèt’ dans un cadre à couper le souffle. Vous avez déjà essayé de faire des longueurs avec vue sur la vieille ville ? Ça vaut toutes les plages du monde. Et puis on rapporte pas de sable partout après (on sent la maniaque qui parle). 

 

Parce que je suis amoureuse

Je ne savais pas que ça pouvait exister, moi j’ai toujours cru que l’amour c’était uniquement entre les êtres mais ici, j’ai découvert une nouvelle sorte d’amour : celui d’une ville. Un mélange d’admiration, de fierté, d’attirance et d’attachement hors du commun. Et une farouche volonté de ne jamais se quitter. Vous ne me croyez pas ? Venez et vous verrez…

 

Retrouvez la chronique « pourquoi je n’habiterai jamais ailleurs qu’à Tel Aviv » et comparez !

 

Noya

Noya

Avant, j'étais parisienne et je m'appelais Laëtitia, mais ça, c'était avant. Si je viens vivre en Israël, ce n'est pas pour le jus de mangue et la limonana, c'est parce que mon coeur et ma tête me le dictent. Et pour une fois que ces deux-là sont d'accord, je ne pouvais décemment pas laisser passer l'occasion.
Noya

Laisser un commentaire