[avatar user=”Charlotte_N” size=”thumbnail” align=”left”]CHARLOTTE NINIO[/avatar]

Attention, avant toute immersion dans cet article, nous vous invitons à cliquer sur le lien youtube qui dégagerait un agréable fond sonore, propice à sa lecture. Nous déclinons toute responsabilité sur les effets secondaires provoqués par cette écoute.  : www.youtube.com/embed/E2-SH3uO62Y


Après Benett déguisé en Hipster,
Après Bibi sitter,
Après Lapid reporter/séducteur/leader,
Note pour moi-même : tout le monde n’a pas la classe de notre bon vieux Jacques Chirac.

Politique à part, Chichi avait de la gueule, et c’est dur de le reconnaître, mais de l’autre côté de la méditerranée, il nous manque !

L’ambiance électorale est différente en Israël et si seulement les « Guignols de l’info » existaient ici, on se fendrait la poire.

Malgré l’atmosphère enfantine des vidéos clips des candidats, qui entre nous ne donnent pas très envie de s’impliquer dans le débat politique, il est important d’aller voter.
Je ne vais pasvous ressortir nos cours barbant d’éducation civique de 5ème comme « Être Citoyen : des Droits mais aussi des Devoirs »,  mais l’intégration passe aussi par la politique.

Dans cet article, mon objectif n’est aucunement de donner mon avis.
Je souhaite seulement faire un bref récapitulatif du système électoral israélien afin d’avoir une meilleure compréhension des enjeux politiques de ces élections.

Israël est une démocratie, par conséquent la souveraineté appartient au peuple.
Le pouvoir est exercé par le Parlement israélien, la Knesset, qui consiste en une seule chambre composée de120 sièges, élue tous les quatre ans.

Le système électoral israélien est un système de représentation proportionnelle à l’échelle nationale ce qui signifie que chaque parti dresse une liste de candidats. La taille de la liste dépend du nombre de sièges à occuper, dans le cas d’Israël 120 sièges.

Le pourcentage de vote que chaque parti reçoit détermine le nombre de sièges occupés à la Knesset.
Aux dernières élections l’alliance Likud/Israel Beytenu avait reçu 23% des votes, soit 31 sièges.

Il est important de souligner qu’en Israël, les citoyens votent pour un parti et non pour un candidat. En pratique vous ne votez pas pour Bibi, Buji/Livni ou Benett… mais bien pour le Likud, HaAvoda, Bait HaYehudi. Les candidats de chacun des partis deviendront par conséquent députés en fonction du nombre de votes reçus.

Il y a beaucoup de partis en Israël et afin de garder un minimum de lisibilité un seuil d’éligibilité a été mis en place. Un parti, pour être représenté à la Knesset, doit recevoir un minimum de 3,25% des suffrages exprimés.

Le système de représentation proportionnelle et le seuil d’éligibilité (particulièrement faible) permettent aux petits partis politiques d’avoir des sièges au Parlement.

En contrepartie de cette qualité, il est impossible pour un parti d’avoir une majorité absolue à la Knesset. Le système israélien encourage la multiplication de partis politiques et oblige à la mise en place de coalition afin d’obtenir une majorité.
Cette pratique a beaucoup de répercussions sur la  longévité des gouvernements et sur la difficulté de passer des lois.

Comme nous en sommes témoins à nouveau en cette année 2015, après à peine deux ans, Binyamin Netanyahu a décidé d’appeler à des élections anticipées suite à la démission de ses deux ministres: Tzipi Livni et Yair Lapid.

En 2013, Bibi avait également appelé à des élections anticipées : il se trouvait alors dans l’impossibilité de faire passer la loi sur le
budget.
Le problème est donc récurrent.

Une fois que chaque parti a reçu ses votes, le Premier Ministre est choisi parmi les députés de la Knesset.
Cette tâche est généralement confiée au leader du parti ayant reçu le plus de sièges et sera alors en devoir de former une coalition viable et si possible, d’éviter de nouvelles élections anticipées.

Bien que la tenue d’élections soit très divertissante, il faut reconnaître que l’argent dépensé dans les campagnes électorales pourrait tout aussi bien servir dans d’autres domaines tels que : l’éducation, la santé, l’intégration ou la sécurité, pour ne citer qu’eux.

Mince, j’avais pourtant dit que je ne donnerai pas mon avis.

(56)