Tinder , la version moderne du shidour – 1ère semaine

Alice Sellievrem

ALICE SELLIEVREM


Alice, chaque semaine nous raconte sans concessions, son expérience Live Tinder. Statistiques, anecdotes, décryptages…tout y est pour comprendre comment on séduit en Israël avec Tinder…chez les hommes et chez les femmes


 

Une amie désespérée de ma vie sentimentale pour je ne sais quelle raison, a pris l’initiative de m’inscrire sur Tinder.
Aujourd’hui Tel-Aviv sans Tinder, c’est comme imaginer Tel-Aviv sans ses joggers !

Vendredi dernier, en terrasse d’un café, face à la mer, moi en train de bosser, elle s’amusant avec mon téléphone. Elle se jette à l’eau, je la laisse faire, amusée.
Et me voila dans l’arène.
Avant toute chose, je dois dire que je n’ai pas d’avis sur la question « Tinder ».
Tou(te)s mes ami(e)s célibataires ont cette application, ou ont au moins essayé.

Beaucoup ont connu des expériences relativement sympathiques (sans plus), d’autres ont trouvé l’amour, d’autres ont passé des soirées qu’ils ou elles se sont empressé(e)s d’oublier.
Moi ce n’est pas mon truc, point à la ligne.

Ce qui m’intéresse c’est de rencontrer les gens en personne. J’aime observer leur comportement, leur manière, leur geste, leur regard.
Toutes ces petites choses qui en disent long sur la nature d’une personne.

Une photo, une phrase via un téléphone ne sont pas comparables aux subtilités d’une rencontre physique.
Après des mois d’argumentation acharnée avec toutes mes amies, j’ai baissé les armes.

Mon amie s’est alors amusée, pendant que je travaillais, sur Tinder (en ce faisant passer pour moi) pendant deux bonnes heures. A la fin elle était persuadée de m’avoir trouvé mon futur mari.

Sauf que non !
Elle m’a fermement interdit de retirer l’application de mon portable.
Je suis à Tel-Aviv, je bosse, c’est l’été. Nous sommes début juillet.

Voilà, vous en êtes aujourd’hui les témoins, je me donne la période des vacances.
Début septembre j’effacerai l’application de mon portable.

Ce que je cherche sur Tinder ? En réalité pas grand chose mais, au cours de ma première semaine d’expérience Tinder, j’ai pu pratiquer mon hébreu comme jamais et ça c’est déjà pas mal !


 

Bilan première semaine :

Bilan en chiffres :

  • 74 affinités
  • 35 conversations initiées (comptant les simples « Hi »)
  • Échange numéro de téléphone : 4

Bilan conversationnel à relever :

  • J’ai du en rembarrer quelques uns pour «propos incongrus»
  • Une discussion enthousiasmante avec un uruguayen. Le temps manquait pour se rencontrer. J’ai fait une capture d’écran du cœur de la conversation, que je partage ici avec vous :

Lui : «  Did you came for Sionism ?

Me : I came because I could not stop to think that I have to try. I felt I belong here.

Lui : OMG.

Me ?

Lui : That’s very beautiful.

I’m used to people giving me a stupid and pretentious answer to that. Yours is very sincere and lovely. And I am starting to feel the same »
La conversation a continué comme ça, il a fini par conclure : «  Allow me to say that this was a pretty inspiring for a Tinder conversation. »

 

C’était ma toute première conversation sur Tinder. Mise à part les conversations initiées par ma chère amie, qui avait commencé l’entreprise de me trouver le petit copain parfait.

  • Un comédien qui voulait jouer à Roméo et Juliette, mais vraiment jouer. Le mec c’est son taff, il m’a invité chez lui pour me réciter la pièce de théâtre. Je n’ai pas compris tous les détails, tout était en hébreu. Je n’ai jamais plus répondu.

 

  • J’ai cette semaine rendez-vous avec Omer pour un échange linguistique Français/Hébreu. Le gars à l’air cool, son oncle est député Yesh Atid à la Knesset (parlement israélien). Il étudie à IDC. 

 

  • Un malentendu : j’ai cru qu’un gars m’avait écrit à deux heures du matin. Je m’énerve. Il m’avait en réalité écrit à 2 heures de l’aprèm.

 


 

Anecdote : 

Bien sûr, au fil des photos il a fallu que je croise celle d’un ex. Je n’ai évidemment pas liké son profil. Ma réaction a été de vouloir enlever l’application directement de mon portable. Puis j’ai prié pour qu’il ne rencontre pas mon profil. La réponse divine est tombée immédiatement. J’ai reçu dans la minute un message de lui sur whats app : « Je viens de te voir sur Tinder, je ne pensais pas que c’était ton style ! Ahahahah ! »  Moi intérieurement « Bah non, connard c’est en effet pas mon style du tout ! » J’avais tellement galéré pour arrêter avec lui. J’étais dépitée. Enfin bon …

Rendez-vous la semaine prochaine…


 

Alice Sellievrem

Alice Sellievrem

Alice était française, parisienne, rouquine, gentille.
Puis elle fait son alyah.
Aujourd'hui Alice est israélienne, tel-avivite, blonde (les effets du soleil), houtspanite (quand ça s'impose)!
On ne va pas vous cacher qu'Alice a eu des difficultés à s'adapter aux relations amoureuses locales. Le romantisme à l'israélienne est différent du romantisme à la française. En fait non il n'est pas seulement différent, il est en réalité quasi inexistant.
Dans ses chroniques Alice vous racontera les déboires de sa vie sentimentale, pour notre plus grand plaisir ! Yallah !
Alice Sellievrem

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