Si tu penses faire ta yerida, n’oublie pas que…

Sarah Dray

Sarah Dray

Même si le mouvement est plus tendance dans le sens contraire, il y a des gens qui prennent la décision de rentrer en France, après avoir vécu en Israël. A leur place, moi je pense que j’aurais peur de ça :

 

–        De ne pas croiser autant de beaux gosses au mètre carré

Non mais c’est vrai, sans prendre particulièrement parti, on peut le dire, ici on se décroche la tête une bonne dizaine de fois par jour. Et on peut même dire que le contraire est vrai, Israel est un pays de matteurs, c’est pas les israéliens qui vous diront le contraire.

 

–        D’être en manque de houmous

Peu de chance qu’au taff, pour le pot de départ de ton collègue Jean-Charles vous trempiez les baby carottes dans du houmous ou même de la thina. Alors les bambas je t’en parle même pas , le retour aux Curly va être brutal.

 

–        D’être tout le temps under-dressed

Ben c’est qu’on a pris des habitudes: aller au taf en short, rentrer en boîte en tongs (Rentrer en boite tout court d’ailleurs parce qu’à Paris si t’as pas 17 ans et que tu pèses pas 17 kilos), ne plus mettre de talons… C’est vrai qu’entre la taille des mecs et l’état des trottoirs, les talons, c’est inutile. Imaginez la gueule de votre patron quand vous allez débarquez en crocs en rendez vous client.

 

–        De ne pas voir le soleil entre octobre et mai

Vitamine D, teint halé, on oublie tout ça et on reprend les parapluies et les caches nez. Allez, après tout, c’est pas si grave, au moins t’auras des congés payés, et avec un peu de chance, le thermomètre va monter jusqu’à 20 au mois de Juillet.

 

–        D’être pris pour le porte parole de l’armée israélienne

Je suis sûre que vous aurez le droit aux phrases du genre « ce que vous faites dans les territoires « , « pays d’apartheid » bla bla bla … Je me souviens avant je détestais qu’on fasse l’amalgame juifs et israéliens et qu’on me dise vous, mais maintenant je dis nous avec fierté, et même sans passeport israélien , et on y a tous le droit parce que NOUS sommes un peuple.

 

–        D’être prise pour une folle/un fou à raconter ta vie à n’importe qui

Non mais c’est vrai ici, t’as même pas besoin de te lancer , tu sais que quoi qu’il arrive quand tu rencontres quelqu’un il va, les 5 premières minutes , te poser une multitude de questions sur ta vie perso . Milieu professionnel ou pas d’ailleurs … Non mais imagine qu’en entretien la première question qu’on te pose c’est où habitent tes parents, chelou non ? Encore plus si après on te propose de te présenter le cousin de sa femme qui lui aussi et célibataire … Finalement c’est pas plus mal que ce soit différent en France ça.

 

–        De ne plus être capable de faire la queue

Ce concept étant complètement étranger à la terre d’Israël, autant vous dire que vous allez avoir du mal. Fini les attroupements à celui qui jouera le plus des coudes, va falloir se remettre à plus d’ordre. Mais ne vous inquiétez pas, si quelqu’un vous dépasse, vous aurez toujours l’occasion de lui crier dessus.

 

–        D’avoir un peu trop de houtspa

Comment ça on en a jamais trop ? Si jamais vous rentrez, je pense pas que vous aimeriez commencer à vous mêler de la vie des gens dans le bus, oublier les principes de politesse qui font la particularité de la France… et j’en passe et des meilleurs.

 

Et vous alors, vous avez peur de quoi ?

 

Sarah Dray

Sarah Dray

« Se définir par ce que l’on est, pas par ce que l’on a », une de mes grandes devises ! Amoureuse des mots donc : des mots drôles (plus ou moins vous verrez par vous-même), des mots chantés (plutôt par les autres), des mots hérités (presque plus que la cuisine), des mots frappés (sur ordi ou sur un débat) des mots échangés (surtout ceux-là en fait) ! Des mots questionnés aussi (vous avez dit juif ?) Et amoureuse des routes, prenez les mêmes adjectifs et recommencez, mélangez le tout et vous obtiendrez la route qui m’a menée en Israël, la rootsisrael 😉
Sarah Dray

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