Yoni Zarka, l’exemple sioniste

Nina Blum

NINA BLUM

Yoni Zarka c est un peu l’exception qui confirme la règle.
Là où certains fuient l’Alyah pour ne pas faire l’armée, lui il en a fait un combat.
Le plus noble, servir la terre d’Israel.

Mais Yoni Zarka c est qui?
Non, Ca n’est pas seulement Iron Man!
Désormais Franco-israélien il a grandi dans une famille traditionaliste.
Bercé par les histoires que lui racontait son grand père sioniste dans le coeur, qui a fait la guerre d’indépendance, sur Herzel, Jabotinsky, la sortie des juifs des camps…

Son grand père, ce grand homme, lui a appris que chacun de nous a une dette envers tous ces hommes et ces femmes morts pour la création de l’état d’ Israël.

Yoni Zarka c est un homme prêt à tout pour aboutir, prêt à tout rejouer, tout perdre, tout reconstruire, tout tenter pour aller au bout de ses convictions.
C’est donc en quittant famille, appart franchement acheté, petite amie, boulot confortable et amis, qu’il prend la décision de rejoindre Israël et d’aller au bout de sa démarche pour intégrer l’armée.

On le conseille mais on le prévient surtout, à son âge, Tsahal va le refuser.
Peu importe, le lendemain matin de son Alyah il est dans les bureaux de Tsahal où il se fait inévitablement jeter : « trop vieux ».

Mais c’est bien peu connaître ce sportif de 33ans (32 lors de son alyah), que de penser qu’il rentrera tranquillement chez lui.
Une chose que Yoni a bien compris, avant le fameux « leat leat », c est « houtspa! » 
Il appellera tous les jours, il demandera des rendez-vous, il campera dehors sous la pluie, il inondera les réseaux sociaux, il intégrera l’école de l’armée Tsevet Lohamim envers qui il est très reconnaissant…
Pour faire court,  il fera parler de lui, jusqu’à rencontrer Bibi en personne.

Yoni c était tout sauf un sportif, il détestait le jogging et trouvait le sport inutile, mais quand il a décidé de se lancer pour devenir Iron Man il est devenu une machine.
Yoni n’était pas non plus un soldat, sauf dans l’âme, mais quand on lui parle d’Israël il ne conçoit pas de ne pas servir dans l’armée.
C est sa fierté, et certainement celle de sa famille qui a en elle ces valeurs.

Il a décidé de tout faire pour intégrer Tsahal et notamment devenir une machine. 

Dans un premier temps il a tenté d’effectuer de multiples démarches pour multiplier les contacts afin de faire comprendre sa motivation. Ce temps là il en a profité pour s’intégrer le plus possible au pays, à sa mentalité.

L’intégration pour Yoni Zarka c’est une priorité et un but. Il ne conçoit pas de venir vivre ici pour rester dans une bulle française.
Il ne dénigre personne ayant cette démarche, mais il explique que son but à lui c’était d’être cohérent avec cette intégration.
Servir dans Tsahal c est faire partie intégrante du pays. Et dans intégrante il y a intégrer.

Alors là aussi, il n’a pas fait les choses à moitié.

Travail de serveur, coloc’ avec des israeliens uniquement, livre de conjugaison et petit carnet de mots qu’il transporte partout avec lui et qu’il remplit au fur et à mesure de ses discussions.

Yoni ne veut pas vivre en Israel il veut ETRE Israël.

Moi même incapable d’en faire autant je suis remplie de fierté, qu’un français soit capable de faire ce que beaucoup d’entre nous ne pouvons ou ne savons pas faire.
Enfin fière qu’on parle de nous dans un registre plus glorieux que celui des arnaques financières.

Sa plus belle médaille désormais ne sera pas sur un bureau ou autour de son cou, car après 1an et 4 mois de combat personnel au nom de ses convictions sionistes,  Yoni Zarka vient d’apprendre la nouvelle que beaucoup attendaient presque autant que lui: il servira l’armée de Tsahal.

Il l’a appris hier matin . Il a du attendre pour en parler que Tsahal en fasse l’annonce officielle. 
Des jours, des semaines, des mois, plus d’ un an en réalité de ce qu’à juste titre on peut appeler le « noble combat », enfin récompensé.

Désormais il attend avec impatience les tests qui lui permettront de savoir quelles portes de l’armée lui sont ouvertes, avec au fond de lui l’espoir de pouvoir défendre son pays.
Yoni Zarka est un homme entier et courageux, honnête, humble et droit et il deviendra probablement une version encore meilleure de lui même en réalisant non pas son rêve mais son projet respectable et admirable.

Souhaitons lui, comme à tout les halayim, la protection d’HM dans chacune de ses missions.

Nous serons derrière lui, comme une seule armée.

Fiers et admiratifs.

Nina Blum

Nina Blum

Un peu française, un peu Suisse, beaucoup israélienne.
Un peu ola hadasha, un peu passionnée, beaucoup sioniste.
Fraîchement arrivée en israel elle prends ses stylos pour dépeindre de toutes les couleurs les sentiments que lui inspire sa nouvelle vie et l'actualité.
Nina Blum

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