Rootsisrael a decidé de s’attarder sur ce qui ressemble de loin beaucoup plus à une légende urbaine qu’à une réalité : “les communautés oubliées d’Israël”. Un dossier spécial que nous lançons aujourd’hui, et qui continuera au fil des mois sur notre blog : zoom, clin d’œil sur des communautés parsemées et disséminées aux 4 coins de la planète, mais se réclamant à chaque fois du judaïsme ou des descendants des tribus d’Israël. Certaines de ces communautés ont été reconnues par Israël, d’autres se battent pour que ce soit le cas, afin le plus souvent de pouvoir bénéficier de la “Loi du Retour”, et fuir leur pays dans lequel ils sont souvent persécutés.

 


Les Pathans sont des clans montagnards formant une tribu afghane à cheval sur trois pays,l’Afghanistan du Sud et de l’Est, le Pakistan du nord et le Kashmir occidental indien. La population totale est estimée à quinze millions d’habitants Leur langue est le “pachtoune”. L’activité principale est l’agriculture et l’élevage. Protégés par des montagnes difficilement accessibles, les Pathans ont gardé des coutumes ancestrales particulières.


Ce sont de vigoureux guerriers.
Parmi les 21 nations et langues d’Afghanistan seuls les pachtounes se distinguent par leur physionomie “sémitiques” certains ont les yeux bleus, et beaucoup , outre la barbe , portent les papillotes.

Us et coutumes

Les origines juives de ces tribus établies en Afghanistan et au Pakistan avaient déjà été suggérées par le président de l’Etat d’Israël Itzhak Ben-Zvi, à partir des témoignages concordants fournis à leurs arrivée par les Juifs de ces régions.

Les Pathans, quoique musulmans, ont des coutumes particulières qui les distinguent des autres : Ils portent la barbe et laissent pousser des papillotes. Ils circoncisent leurs fils à 8 jours (et non à 12 ans comme les autres tribus musulmanes). Les femmes observent des règles de pureté calquées sur celles de la Torah, avec immersions dans la rivière. Les hommes portent des amulettes cubiques portant une inscription secrète qui commence par « Ecoute Israël..! ». Ils portent un petit caftan dont les 4 coins sont garnis chacun d’une tresse, et lors de la prière ils se couvrent le haut du corps et la tête d’un grand châle, avant de se prosterner par terre. Ils observent le Shabbat sans travailler. La veille, les femmes ménopausées allument une chandelle qu’elles couvrent d’un panier, après avoir préparé 12 miches de pain. Les Pathans ne mangent ni le cheval ni le chameau, ce qui les distinguent des autres tribus musulmanes. Ils ne mangent que certains oiseaux dits purs et évitent de mélanger le lait et la viande. Leur système légal coutumier, appelé “Pashtounwali”, est inspiré de la Torah qui est respectée et appelée “Tawrat al Sharif”, al Sharif étant Moïse, dont la seule mention du nom provoque la levée respectueuse des Pathans. Lors d’un mariage ils dressent un dais et enfilent des bagues d’alliance. Ils se marient au sein de la tribu. clans jeûnent à Kippour et pratiquent la coutume du bouc émissaire qui expie les péchés de l’ensemble du clan. En cas d’épidémie, les Pathans sacrifient un agneau et imprègnent les montants des portes d’entrée de son sang. Un livre sacré est mis sous l’oreiller d’un malade. L’étoile à six branches est largement répandue (portes des écoles et des mosquées). Le candélabre à 8 branches est connu des Pathans ainsi que la “mézouza” à l’entrée des maisons. Origine et légende tribale

Les Pachtounes ou Pathans conservent des rouleaux de parchemin couverts d’inscriptions en or rappelant leur généalogie. Selon une légende tribale, ils descendraient d’un fils du roi Saül, non mentionné dans la Bible, qui aurait pour nom Jérémie qui aurait engendré “Afghanah” (en hébreu ce nom signifie “colère de celui qui a été offensé”). Ses descendants se seraient enfuis vers la cité de Jat (ou Ghour) en Afghanistan, au moment de l’exil de la tribu d’Israël vaincue par le roi assyrien Salmanasar en – 722. En 662 la tribu se convertit à l’Islam sous l’impulsion d’un émissaire arabe Khaled Ibn Walid. Celui-ci emmena en Arabie 76 convertis et 7 chefs claniques, fils d’Israël, notamment un descendant d’Afghana, nommé Kish, comme preuve de son zèle. Kish devint Ibn Rashid et répandit l’Islam dans toute la région. Il représenterait la 47ème génération après le roi Saül. . Les Talibans se réclament aujourd’hui de ce personnage (cf : voir la 2ème partie de notre article) Les clans pathans ont des noms qui évoquent les dix tribus perdues: Rabbani/Reouben,Shinwari/Shiméon, Daftani/Naftali, Gajani/Gad, Afridi/Efrayim, Ashouri/Asher, Yousouf Zai/Yossef. Les Louwani/Levi forment un clan guerrier et chamelier issu de la tribu de Benjamin. Le chef de clan s’appelle “malakh” (roi). Parmi les 21 tribus afghanes, seuls les Pathans ont des traits sémitiques, ce qui expliquerait leur affinité avec les Arabes venus au milieu des années 90 pour les convertir au wahhabisme extrémiste. Les Anglais qui les ont administrés pendant des décennies les appelaient “les Juifs”! La langue pachtoune porterait des mots en hébreu, dont Kaboul « comme une pierre brute ».

Les Juifs en Afghanistan

Au temps d’Alexandre le Grand, des Judéens occupaient l’actuel Afghanistan. Leur influence était telle qu’elle entraîna au début de l’ère courante la conversion au Judaïsme de la famille royale parthe d’Adiabène. Après les conversions à l’Islam, le judaïsme s’affaiblit mais ne disparut pas. L’une des figures les plus célèbres du IXème siècle fut le Juif afghan Rabbi Hiwi de Balkh, Balkh étant la capitale de l’Afghanistan à ce moment. L’historien musulman Al Tabari rapporte la légende que le prophète Ezéchiel est enterré à Balkh et que Jérémie s’y est enfui. Il parle de cette ville comme la “Yahoudyah al koubra” ou « la Grande Juiverie ». Depuis son nom s’est transformé en “Al Maymana” ou « la Prometteuse ». Moïse ibn Ezra parle en 1080 de 40 000 juifs à Ghazni, et un musulman rapporte qu’un juif nommé Isaac était chargé de gérer les mines de plomb de la région. Al Birouni, un érudit musulman atteste dans son livre sur l’Inde la présence juive au Kashmir au XIème siècle. Benjamin de Tudèle mentionne des communautés prospères dans ce pays,notamment 80 000 juifs à Ghazni (1170). Le perse Al Jouzjani mentionne la présence juive à Firoz Koh, capitale du Ghouristan en 1260, au centre du pays entre Hérat et Kaboul. On y a découvert 20 tablettes en pierre gravées en perse et en hébreu. Ibn Hawqal confirme la présence de communautés juives à Kaboul et à Kandahar avant l’invasion de Genghis Khan. Avec les invasions mongoles, le judaïsme afghan subit un deuxième séisme et on n’entendit plus parler de lui jusqu’à l’émigration des Juifs de Méshed (Iran) au XIXème siècle. En 1840, il y aurait eu 40 000 Juifs dans 60 communautés à Kaboul, Hérat, Kandahar, Balkh, Ankoy,Mazar el Sharif….Trente ans plus tard, des mesures coercitives musulmanes les obligèrent à repartir vers la Perse et la Palestine. Au début du XXème siècle il y aurait eu 8 à 12 000 Juifs, dont 5 000 à la création de l’Etat d’Israël qui y émigrèrent entre 1948 et 1967. Aujourd’hui, il reste 2 Juifs à Kaboul qui semblent s’ignorer bien qu’habitant le même immeuble, Zebouloun Simantov 42 ans et Ish’aq Levin, 70 ans.

Source : http://soued.chez.com/pathan.htm

  2ème partie: Et si les talibans étaient juifs?

Les talibans sont peut-être juifs… Du moins d’origine juive. C’est – en raccourci – ce que tente de vérifier le gouvernement d’Israël. Le ministère israélien des Affaires étrangères a décidé de financer des recherches visant à établir pour de bon si oui ou non, les Pachtouns (ethnie dont sont issus les talibans) descendent bien de l’une des dix tribus perdues d’Israël. Et c’est en Inde que s’effectuent ces recherches. Pour une raison évidente : elles sont impossibles à mener en Afghanistan et au Pakistan.

Israël a demandé à une généticienne indienne de rechercher un lien éventuel entre une tribu indienne et certaines tribus d’Israël, rapporte le Times of India. Mme Shahnaz Ali, qui travaille à Haïfa en collaboration avec le prestigieux Israel Institute of Technology, a été chargée d’étudier le lien entre les Pathans Afridis, de la région de Lucknow, dans l’Uttar Pradesh, et certaines tribus d’Israël qui ont migré à travers l’Asie il y a des milliers d’années.

Pour certains experts, la décision de financer ces recherches repose sur la théorie répandue voulant que les Pachtounes d’Afghanistan, la communauté dont les talibans tirent leurs combattants, sont des descendants des Pathans Afridis. Ce n’est pas la première fois qu’on évoque une connexion étroite entre ces deux peuples apparemment sans rapport.

Qu’espère Israël avec une telle démarche ? “Réconcilier Juifs et Musulmans” ? comme le suggère sans vraiment y croire Navras Aafreedi. Wishful thinking…


 Autre article sur les communautés oubliées :

1. Les juifs d’Afrique Noire

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