Sommes-nous condamnés à perpétuellement vivre ce cycle périodique de calme relatif, puis de roquettes, de sirènes, de courses vers les abris, de bombardements sur Gaza, de tentatives de cessez-le-feu, puis de calme… pour quelques années et puis rebelotte.

Ce n’est pas d’un cessez-le-feu dont nous avons besoin, mais de paix. Les cessez-le-feu précédents n’ont jamais été le premier pas vers la paix.
“On ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis » est une phrase que j’entends souvent.
Faux.
On ne peut faire la paix qu’avec ceux qui ne veulent plus être ses ennemis.
Gaza aurait pu être un test exceptionnel, et mettre une formidable pression sur Israël et sa population pour s’engager plus en avant dans la paix.
Ce fut un échec.
Imaginez donc si après le retrait de Gaza, leurs habitants en avaient profité pour construire, éduquer, bâtir un société prenant la direction de l’intérêt de sa propre population.
Nous aurions vu les aspects positifs d’un retrait…
Nous n’avons vu que plus de violence et de haine…
Comment voulez-vous convaincre cette majorité d’Israéliens qui ne soutiennent pas le développement des implantations de manifester contre ces implantations alors même que le dernier retrait nous a apporté la guerre.
C’est ce que les organisations pacifistes israéliennes et les partis comme le Meretz n’ont pas compris.
Comment ne pas alors donner raison à ceux qui au moment du retrait de Gaza avertissait que l’on aurait plus de violence?
L’élection du Hamas est venu confirmer ce tableau pessimiste. Le retrait que l’on aurait pu voir comment un pas positif vers une paix a été vu par les ennemis d’Israel comme une victoire pour eux et un recul pour nous devant les actions terroristes.
Ne l’oublions pas, si le Hamas a gagné les élections, c’est autant de part sa campagne électorale que du fait du ras-le-bol généralisé de la population palestinienne du niveau de corruption du Fatah. Entre haine et corruption, le choix des Palestiniens.
Les habitants de Tel Aviv, Herzliya, et maintenant Haifa n’ont eu qu’un aperçu de ce que vivent ceux de Sderot, Askelon et Ashdod depuis trop longtemps.
Depuis des années, l’idée n’est plus d’avoir un cessez-le-feu temporaire mais définitif.
Si vous voulez du temporaire, faites confiance aux diplomates, et le prix a payé sera une prochaine guerre avec des organisations terroristes sans doute encore mieux armées.
Si vous voulez du définitif, faites confiance à l’armée, et le prix a payé sera une guerre sanglante, avec des morts civils.
Dans les deux cas, le prix sera différent, mais tout autant exorbitant.

(96)